« Tous les sessions, rapports, briefings du Conseil de sécurité au monde n’auraient pas pu me préparer à ce que j’ai vu aujourd’hui », a affirmé Ban Ki-moon, le cœur « très, très lourd ». Mohammad Abed/AFP
Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a mesuré par lui-même hier l'ampleur de la destruction dans la bande de Gaza et a réclamé qu'une enquête fasse toute la lumière sur la mort de civils tués par la guerre.
À l'école pour filles de Jabaliya, qui symbolise plus qu'aucun autre endroit les souffrances de l'été selon lui, il a aussi mis à profit sa première visite dans la bande de Gaza depuis la guerre pour délivrer un message d'intransigeance qui risque d'irriter Israël. L'école de l'Onu transformée en refuge pour les civils a été frappée par des obus de char le 30 juillet. Une quinzaine de personnes y ont été tuées. Environ 25 autres ont trouvé la mort dans des circonstances apparemment similaires dans deux autres écoles de l'Onu pendant le conflit. « Bombarder des écoles des Nations unies est absolument inacceptable, ces agissements doivent faire l'objet d'une enquête complète et approfondie. J'appelle une nouvelle fois à ce que justice soit faite », a-t-il dit. « Plus de 500 enfants ont été tués durant le conflit, bien plus encore ont été blessés. Qu'ont-ils fait de mal ? Naître à Gaza n'est pas un crime », a-t-il lancé dans l'école de Jabaliya, avec des accents passionnés rares chez lui. Les propos de M. Ban risquent de ne pas apaiser les tensions entre le gouvernement israélien et l'Onu, qui se sont étalées au grand jour lundi lors de la rencontre à Jérusalem entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et M. Ban. Aussitôt après avoir traversé le point de passage entre Israël et la bande de Gaza, M. Ban était allé se rendre compte de l'étendue du désastre à Chejaiya, où des blocs entiers ont été écrasés sous les bombes. « Tous les sessions, rapports, briefings du Conseil de sécurité au monde n'auraient pas pu me préparer à ce que j'ai vu aujourd'hui », a-t-il dit, le cœur « très, très lourd ».
M. Ban a par ailleurs affirmé venir à Gaza « avec un message d'espoir » délivré dimanche au Caire, où la communauté internationale a promis 5,4 milliards de dollars d'aide pour l'enclave palestinienne. Le secrétaire général a au passage annoncé que les premiers camions transportant du matériel de reconstruction en vertu d'un mécanisme convenu en septembre entre l'Onu, Israël et l'Autorité palestinienne arrivaient le jour même à Gaza.
(Source : AFP)


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BAN AU GRAND SOURIRE... COMMENT AVOIR LAISSÉ S'ÉCHAPPER CETTE PHRASE ODIEUSE ? TOUT PALESTINIEN A L'HONNEUR DE NAÎTRE DANS SA PROPRE PATRIE !
09 h 14, le 16 octobre 2014