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Culture

Des jeunes talents libanais au consulat du Liban de New York

Exposition

Le consul général du Liban à New York a organisé, en collaboration avec la conservatrice et critique d'art Hala A. Malak, une exposition collective au consulat même représentant diverses disciples et regroupant des jeunes talents libanais.

13/10/2014

« L'objectif principal de cette manifestation est d'aider les artistes libanais prometteurs. Le thème de l'exposition, "In Transit", a été développé plus tard », explique Majdi Ramadan, consul du Liban à NY. L'événement est le deuxième du genre que le consul initie et qui est organisé par Hala A. Malak, critique d'art, conservatrice, écrivaine et cofondatrice de Kaflab Foundation, une plate-forme d'expérience de l'identité arabe à travers le prisme du design et de l'art. Cette exposition a groupé treize artistes, peintres, photographes, illustrateurs et réalisateurs d'installations vidéo, tels que Rhéa Karam, Oussama Ghandour, Chadi Younès, Muhyi Sadek, Marianna Zoghbi, Tony Khoueiry, Karim al-Dahdah, Gab Ferneiné, Reem Basbous, Tarek Atrissi, Sandra Tomb, Eli Souaiby et Nour Sabbagh.
« In transit » traite du mouvement, de la transition et de la métamorphose. Cette exposition cherche à soulever les questions d'identité, de voyage, de l'éphémère, de l'appartenance, de l'impermanence, de l'humanité, de la mort et de la vie. Elle reflète la vision personnelle de ces artistes sur la métamorphose, le transit et la condition de la mouvance constante des Libanais, et présente la notion théorique de l'identité liée à un espace géographique.

L'instant fugace
Dans la série Itinérance du temps, la photographe et peintre Rhéa Karam (née à Beyrouth et vivant aux États-Unis) s'inspire de l'ouvrage de Gaston Bachelard La Poétique de l'espace. La série d'images qu'elle présente reflète l'idée d'appartenance et d'identité liée à un espace géographique indéfini selon les concepts de nomadisme et mondialisation. Ses photographies représentent un mélange de paysage urbain familier de villes différentes dans lesquelles l'artiste a été en transit ou y a vécu à un moment donné de sa vie. L'œuvre photographique en noir et blanc, Fini le train, de Chadi Younès capte l'instant fugace transitoire. Les deux toiles du peintre Oussama Ghandour (né à Beyrouth et vivant à New York) expriment les identités masquées et étranges, à la fois merveilleuses et inquiétantes de la ville de Paris. L'illustrateur et designer digital Gab Ferneiné (qui vit à Beyrouth) présente, quant à lui, une esquisse esthétique mettant en évidence le puissant symbolisme numérique arabe à travers les médias sociaux électroniques. Marianne Zoghbi (qui, également, vit au Liban) présente deux toiles «acrylique», ayant pour concept l'égalité des hommes. Par ses illustrations au stylo à billes, Tony Khoueiry (né à Jounieh) dépeint l'univers carcéral grinçant dans lequel il a vécu pendant trois ans, une sorte d'enchevêtrement de symboles, d'identités et d'influences.

Transit et connectivité
Les installations vidéo de Eli Soueiby (né à Beyrouth) posent la question de la connectivité et de la déconstruction. Sommes-nous connectés ou tout simplement câblés ? La série Dé-construction présente une image de Beyrouth de 1945 avec un chevauchement d'images de construction, de destruction, de rénovation, de reconstruction, puis de déconstruction d'une ville bruyante en perpétuelle « construction ». Avec ses peintures, l'artiste libano-canadienne Sandra Tomb révèle une transition de vie chargée d'espoir, de confiance et de peur. L'œuvre graphique de Tarek Atrissi (Libano-hollandais né à Beyrouth), artiste de réputation internationale, détenteur de nombreux prix, est une composition typographique visuelle moderne des rues de Beyrouth et d'Abou Dhabi avec leurs panneaux de signalisation, affiches politiques, graffitis, pierres gravées et calligraphie arabe. Enracinée dans ses souvenirs de la guerre du Liban, Reem Basbous (qui vit à Hawaï) est hantée par les images de sa jeunesse à Beyrouth. Les dessins, peintures, toiles brûlées et motifs géométriques islamiques qu'elle présente sont imprégnés de réminiscence d'un passé poignant. Quant à Nour Sabbagh, elle raconte, dans une série de cinq photographies, l'histoire de l'errance dans diverses villes.
«Être en transit, c'est raconter aussi une histoire.» Cette exposition capte l'instant et non la durée. Comme le suggère Gaston Bachelard: «Il faut de la mémoire de beaucoup d'instants pour faire un souvenir complet.»

Pour de plus amples renseignements : www.kaflab.org

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