La situation politique est plus confuse que jamais au Yémen, au lendemain du rejet par les rebelles chiites d'Ansarullah de la nomination d'Ahmad Awad ben Moubarak.
Les rebelles, également appelés houthis, ont affirmé que cette nomination était loin d'« exprimer la volonté du peuple » et reflétait celle de l'étranger, en allusion au rôle selon eux de Washington et Riyad dans le choix de ce technocrate pour diriger le gouvernement. Dans l'entourage du président Abdel Mansour Hadi, on accuse les houthis d'avoir rejeté M. ben Moubarak pour « ne pas tenir leurs engagements ». L'accord du 21 septembre prévoit la levée des camps des houthis autour de Sanaa, leur retrait de la capitale et la restitution des équipements pris à l'armée.
Or les rebelles n'ont cessé depuis de renforcer leur présence dans la capitale et d'étendre leur influence ailleurs, notamment en direction de l'est, vers les principaux gisements pétroliers du pays. La stratégie de grignotage des rebelles chiites provoque une vive opposition d'el-Qaëda, qui a ainsi mené une série d'attaques hier contre la police et l'armée, tuant dix policiers à Baïda, affirmant agir pour contenir l'expansion territoriale des houthis, selon un responsable des services de sécurité.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Transition
Confusion au Yémen au lendemain de la nomination contestée d’un PM
OLJ / le 09 octobre 2014 à 00h00


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