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Économie

Le FMI pessimiste sur la reprise en zone euro

Le FMI craint que la zone euro, toujours aux prises avec une inflation basse et un chômage élevé, ne parvienne pas à accélérer le rythme de sa croissance et compte sur la BCE pour continuer à soutenir l'économie en allant si nécessaire jusqu'au rachat de dette.
Dans ses nouvelles prévisions économiques publiées hier, le Fonds monétaire international a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour l'union monétaire cette année et l'an prochain. Le FMI ne prévoit plus que 0,8 % de croissance du PIB en 2014 contre 1,1 % en juillet, et 1,3 % en 2015, contre 1,5 %.
« La croissance reste faible dans la zone euro, avec des risques persistants que cette faiblesse se prolonge, tout comme la faible inflation », écrit l'institution de Washington dans son rapport.
Pour Olivier Blanchard, l'économiste en chef du FMI, il existe « un risque que la reprise connaisse un coup d'arrêt dans la zone euro, que la demande s'affaiblisse encore et que la faible inflation se transforme en déflation », même si ce n'est pas le scénario privilégié par l'institution. « Si cela devait arriver, ce serait clairement le principal problème auquel l'économie mondiale serait confrontée », selon lui.
L'inflation ne devrait pas dépasser 0,5 % dans la zone euro cette année et 0,9 % l'an prochain, loin de l'objectif d'un peu moins de 2 % fixé par la BCE. Elle devrait rester inférieure à cet objectif « au moins jusqu'en 2019 ».
Dans ces conditions, « malgré les actions énergiques déjà entreprises en juin et septembre, si les perspectives en matière d'inflation ne sont pas revues à la hausse, la BCE devra être prête à faire plus, y compris par le rachat d'obligations souveraines », insiste le FMI.
Pour l'instant, le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé le rachat d'ABS, des produits financiers complexes comparables au mécanisme des « subprimes » américains, ainsi que d'obligations sécurisées pendant au moins deux ans afin de soutenir l'activité en fluidifiant le crédit.
Il a assuré le 2 octobre que la BCE était prête à « prendre d'autres mesures non conventionnelles si nécessaire ». Mais pour l'instant, elle n'a pas franchi le pas d'un rachat massif d'obligations souveraines. En son sein, les réticences semblent fortes, notamment côté allemand.
Mais tous les efforts ne doivent pas reposer sur la BCE, selon le FMI. Pour relever la croissance à moyen terme, il préconise aussi « un renforcement des bilans des banques et des entreprises, la finalisation de l'union bancaire et la mise en œuvre de réformes structurelles ».

Le FMI craint que la zone euro, toujours aux prises avec une inflation basse et un chômage élevé, ne parvienne pas à accélérer le rythme de sa croissance et compte sur la BCE pour continuer à soutenir l'économie en allant si nécessaire jusqu'au rachat de dette.Dans ses nouvelles prévisions économiques publiées hier, le Fonds monétaire international a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour l'union monétaire cette année et l'an prochain. Le FMI ne prévoit plus que 0,8 % de croissance du PIB en 2014 contre 1,1 % en juillet, et 1,3 % en 2015, contre 1,5 %.« La croissance reste faible dans la zone euro, avec des risques persistants que cette faiblesse se prolonge, tout comme la faible inflation », écrit l'institution de Washington dans son rapport.Pour Olivier Blanchard, l'économiste en chef du FMI,...
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