Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a tenu hier une conférence de presse à l'AIB, à son retour de son voyage à New York, où il a pris part à l'Assemblée générale de l'Onu. M. Bassil a indiqué que les propos tenus à son encontre au Liban n'étaient qu'une tentative de saboter sa visite à l'étranger.
« Le ministre libanais des Affaires étrangères n'a pas le droit de renoncer à la rencontre de son homologue syrien, surtout aux Nations unies où les ennemis se rencontrent. En outre, le Liban ne peut pas se retirer en cas de présence d'Israël à l'Onu », a-t-il expliqué, estimant que les aides acheminées directement aux réfugiés syriens nuisaient au Liban, « puisque ces aides renforcent la possibilité du maintien de ces réfugiés sur le territoire libanais ».
« Notre objectif est d'assurer la stabilité du Liban, mais le temps passe et l'extrémisme se déploie davantage. Il faut équiper l'armée et la renforcer face aux terroristes », a-t-il ajouté.
Le ministre a également dénoncé le fait que certains de ses propos concernant une diplomate libanaise aient été mal interprétés. « L'image a été découpée alors que je faisais l'éloge de cette diplomate. Nous étions en train de discuter, le ministre des Émirats et moi, de la compétition entre les deux pays en ce qui concerne le rôle de la femme en société, et j'ai expliqué à quel point je suis fier de l'apparence physique et des compétences intellectuelles de la femme libanaise », a -t-il déclaré, présentant ses excuses du fait que les médias aient utilisé ses propos à mauvais escient.


DEPUIS QUAND L'ABRUTISSEMENT S'APPELLE DIPLOMATIE ?
17 h 20, le 02 octobre 2014