Dans une école d’Abidjan, ces enfants se lavent les mains pour prévenir la propagation du virus Ebola. Luc Gnago/Reuters
Le président Barack Obama a lancé hier un appel à agir avec plus de détermination pour enrayer l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest.
« Je veux que nous soyons clairs : nous n'avançons pas assez vite, nous ne faisons pas assez », a lancé le président américain lors d'une réunion à l'Onu sur l'épidémie, la plus grave depuis l'identification du virus en 1976. Évoquant le déploiement en cours de 3 000 militaires américains en Afrique de l'Ouest avec un commandement régional à Monrovia, la capitale du Liberia, M. Obama a assuré que les États-Unis continueraient à jouer un rôle central face à cette épidémie. « Mais nous ne pouvons le faire seuls », a-t-il déclaré.
Cette fièvre hautement contagieuse a fait près de 3 000 morts sur un peu plus de 6 000 cas, essentiellement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. Soulignant que le virus tuait « plus de 200 personnes par jour, dont deux tiers de femmes », le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a également lancé un appel à une mobilisation internationale plus forte.
Car pendant ce temps, le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma a annoncé la mise en quarantaine de trois provinces et 12 chefferies, où vivent au total 1,2 million de personnes. Dans ce contexte, la Banque mondiale a annoncé hier avoir quasiment doublé, de 230 à 400 millions de dollars, son aide aux pays frappés par l'Ebola au vu des « preuves alarmantes » de la propagation de l'épidémie.
La bonne nouvelle est que le docteur américain Rick Sacra, infecté par Ebola au Liberia, est guéri et a pu sortir hier d'un hôpital américain. Un missionnaire et médecin espagnol, Manuel Garcia Viejo, lui aussi atteint et rapatrié lundi de Sierra Leone où il dirigeait un hôpital, n'a pas eu la même chance ; il est mort hier dans un hôpital de Madrid.
(Source : AFP)


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