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Irak/Syrie : la Belgique maintient son niveau d'alerte inchangé

La Belgique, qui va mettre six chasseurs-bombardiers F-16 à la disposition de la coalition mise en place pour combattre le groupe Etat islamique (EI), maintient à ce stade son niveau d'alerte inchangé, malgré les craintes de représailles, a indiqué jeudi le patron de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam).

"La menace est évaluée à 2 sur une échelle de 4, ce qui implique une plus grande vigilance. Nous surveillons la situation sur le terrain et, en fonction des événements, nous pourrions augmenter le niveau de menace", a déclaré à la radio publique néerlandophone VRT André Vandoren, le directeur de l'Ocam, l'organisme qui coordonne les différents services de sécurité belges concernés.

"Pour l'instant, la situation en Belgique n'est pas particulièrement inquiétante", a-t-il ajouté, en soulignant notamment qu'"il y a régulièrement des contrôles dans les aéroports" mais en ajoutant qu'il fallait "tenir compte des menaces" posées par les récentes évolutions en Syrie et en Irak.

Un Syrien de 24 ans a été arrêté mardi à l'aéroport de Charleroi (sud). L'homme, un étudiant en langues, était arrivé la veille d'Athènes. Il avait passé la nuit en Belgique et comptait prendre un vol pour Oslo, selon les télévisions belges. Mais les douaniers se sont rendus compte à l'embarquement que son passeport était faux, a expliqué à l'AFP un porte-parole du parquet fédéral belge, Jean-Pascal Thoreau. "Des documents divers --photos, etc.-- relatifs à la situation actuelle en Syrie ont été découverts lors de la fouille" et il a été placé en détention provisoire, a précisé le porte-parole. L'homme, qui nie être un jihadiste, "voulait simplement fuir la guerre" dans son pays, a expliqué son avocat, Nabil Koulalene, sur la chaîne privée RTL-TVI.

Deux Néerlandais d'origine turque, un homme et une femme, soupçonnés de liens avec les milieux jihadistes, ont également été arrêtés, début août, à l'aéroport de Bruxelles. Le weekend dernier, la télévision publique néerlandaise NOS a affirmé que le siège de la Commission européenne à Bruxelles figurait parmi leurs cibles possibles.

Les autorités belges ont assuré qu'elles n'étaient au courant d'"aucune menace spécifique contre la Commission" mais l'exécutif européen a néanmoins renforcé la sécurité de ses bâtiments. Lundi prochain s'ouvre par ailleurs à Anvers (nord) le procès en correctionnelle de 46 membres du groupuscule islamiste radical Sharia4Belgium, considéré comme l'un des principaux pourvoyeurs en Belgique de jihadistes partis combattre en Syrie. Trente-huit des 46 prévenus, qui sont probablement toujours en Syrie ou qui y sont décédés, seront jugés par contumace.

La Belgique, qui va mettre six chasseurs-bombardiers F-16 à la disposition de la coalition mise en place pour combattre le groupe Etat islamique (EI), maintient à ce stade son niveau d'alerte inchangé, malgré les craintes de représailles, a indiqué jeudi le patron de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam).
"La menace est évaluée à 2 sur une échelle de 4, ce qui implique une plus grande vigilance. Nous surveillons la situation sur le terrain et, en fonction des événements, nous pourrions augmenter le niveau de menace", a déclaré à la radio publique néerlandophone VRT André Vandoren, le directeur de l'Ocam, l'organisme qui coordonne les différents services de sécurité belges concernés.
"Pour l'instant, la situation en Belgique n'est pas particulièrement inquiétante", a-t-il ajouté, en...