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Moyen Orient et Monde - France

La justice laisse à Sarkozy le temps de respirer...

Une selfie avec Nicolas Sarkozy, l'ancien chef d'État de droite. Thomas Samson/AFP

La justice française a suspendu l'enquête qui vaut à Nicolas Sarkozy d'être inculpé pour corruption depuis juillet, lui donnant un répit alors qu'il vient de reprendre la politique.
Cette décision de la chambre de l'instruction, apprise hier de source proche du dossier, conserve à Nicolas Sarkozy son statut de mis en examen (inculpé). L'ordonnance de suspension de l'instruction n'a pas à être motivée et n'est pas susceptible de recours. Elle ne préjuge pas des suites de la procédure. En vertu de cette décision, les enquêteurs vont devoir geler leurs investigations le temps – peut-être plusieurs mois – que la cour d'appel se prononce sur les requêtes en nullité déposées par M. Sarkozy et son avocat, Me Thierry Herzog, également inculpé. Les deux hommes contestent la légalité des écoutes téléphoniques qui ont conduit à leur inculpation pour corruption.
L'ancien chef d'État de droite (2007-2012) est soupçonné, avec son avocat, d'avoir tenté d'obtenir auprès d'un haut magistrat, Gilbert Azibert, des informations couvertes par le secret sur une procédure le concernant, à savoir une saisie de ses agendas. En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d'intervenir pour que ce dernier obtienne un poste de prestige à Monaco. Au final, l'ex-président n'a pas obtenu gain de cause, ni M. Azibert le poste convoité.

Nouvelles ambitions
Nicolas Sarkozy est revenu en politique vendredi dernier pour prendre la présidence de son parti, l'UMP, un poste à pourvoir fin novembre dont il compte se servir pour tenter de regagner l'Élysée lors de la prochaine présidentielle de 2017 en France. Outre ce dossier de corruption, plusieurs affaires sont susceptibles de gêner ces nouvelles ambitions politiques. La justice s'intéresse ainsi à ses comptes de campagne 2012 après des aveux de surfacturation de prestations rendues à l'UMP par l'ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle de l'ex-chef d'État, Jérôme Lavrilleux. Dix à onze millions d'euros auraient été imputés à l'UMP pour dissimuler un dépassement du plafond de dépenses de campagne autorisé. Les enquêteurs devraient prochainement procéder à des auditions, selon une source proche du dossier.
Outre le dossier libyen, des juges enquêtent sur la régularité de contrats conclus, sans appel d'offres, entre l'Élysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat Sarkozy, dont la société d'un de ses ex-conseillers, Patrick Buisson.

(Source : AFP)

La justice française a suspendu l'enquête qui vaut à Nicolas Sarkozy d'être inculpé pour corruption depuis juillet, lui donnant un répit alors qu'il vient de reprendre la politique.Cette décision de la chambre de l'instruction, apprise hier de source proche du dossier, conserve à Nicolas Sarkozy son statut de mis en examen (inculpé). L'ordonnance de suspension de l'instruction n'a pas à...
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