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Moyen Orient et Monde

Brèves diplomatiques

Washington : pas de concessions à l'Iran en échange de son aide face à l'EI

Le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif se sont entretenus dimanche à New York de « la menace » que posent les jihadistes du groupe État islamique en Irak et en Syrie, a indiqué un diplomate américain. Les deux ministres se sont vus dans un grand hôtel de New York avant l'Assemblée générale des Nations unies la semaine prochaine, l'endroit même où s'était amorcé il y a exactement un an le rapprochement officiel et public entre les deux pays à la faveur des négociations sur le programme nucléaire iranien. Dans ce contexte, les États-Unis ont assuré hier qu'ils ne feraient aucune concession sur le programme nucléaire de l'Iran dans le but d'obtenir la coopération de Téhéran dans la lutte contre l'État islamique (EI).

L'Iran se réjouit d'un « nouveau chapitre » avec l'Arabie

Les ministres des Affaires étrangères de l'Iran et de l'Arabie saoudite se sont rencontrés à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, rapportent les médias officiels iraniens. À l'issue de cette rencontre, le ministre iranien Mohammad Javad Zarif a déclaré que cet entretien pourrait conduire à une amélioration des relations entre les deux pays. « Mon homologue saoudien et moi-même pensons que cette rencontre sera la première page d'un nouveau chapitre dans les relations entre nos deux pays », a-t-il dit, cité par l'agence de presse Irna.
D'après Irna, le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, a fait une allusion à l'offensive en Irak et en Syrie des radicaux sunnites de l'État islamique. « (L'Iran et l'Arabie saoudite) sont influents dans la région et une coopération entre eux aura des effets évidents sur l'instauration d'une sécurité régionale et mondiale. »

Pour Blair, il ne faut pas écarter l'envoi de troupes au sol pour combattre les jihadistes

Tony Blair, émissaire du quartet international pour le Proche-Orient, a appelé hier à ne pas écarter la possibilité d'envoyer des troupes au sol pour combattre les jihadistes de l'État islamique en Syrie et en Irak. Dans un long message publié sur le site Internet de sa fondation, Tony Blair Faith Foundation, il a affirmé : « Vous ne pouvez pas déraciner cet extrémisme sans aller là où il est apparu pour le combattre. » « Il peut y avoir une abondance de diplomatie, l'apaisement autant que possible des souffrances humanitaires, des condamnations, mais à moins que tout cela ne soit accompagné de combats physiques, nous allons atténuer le problème mais nous n'allons pas le vaincre », a-t-il ajouté.
Mais côté irakien, le Premier ministre Haïdar al-Abadi a réitéré hier, lors d'une rencontre avec le ministre australien de la Défense David Jonhston, son opposition au déploiement de forces étrangères au sol. Même son de cloche pour la Maison-Blanche qui a assuré à plusieurs reprises qu'elle n'enverrait pas de soldats au sol pour combattre l'EI.

La montée de l'EI « aurait pu être évitée », selon Abdallah II de Jordanie

Les États-Unis et d'autres pays auraient dû intervenir en Syrie plus tôt pour empêcher la progression du groupe État islamique (EI), a déclaré le roi Abdallah II de Jordanie. La montée de l'État islamique « aurait pu être évitée si la communauté internationale avait travaillé plus dur, ensemble, pour s'assurer que le financement et le soutien aux premiers groupes (islamistes) en Syrie ne puissent pas prendre l'étendue qu'ils ont eue », a affirmé le roi Abdallah II, lors d'une interview diffusée dimanche par la chaîne de télévision américaine CBS. Désormais le groupe jihadiste a accès à des ressources pétrolières qui le rendront plus difficile à vaincre, a expliqué le roi, interrogé à New York lors de sa venue pour l'Assemblée générale de l'Onu. Abdallah II, pour qui les responsables de l'État islamique ne devraient même pas être qualifiés de « musulmans », a déclaré que le monde devait s'unir contre l'EI. « L'État islamique a déclenché une prise de conscience : il est temps pour nous de décider un combat du bien contre le mal », a-t-il estimé.

Washington : pas de concessions à l'Iran en échange de son aide face à l'EI
Le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif se sont entretenus dimanche à New York de « la menace » que posent les jihadistes du groupe État islamique en Irak et en Syrie, a indiqué un diplomate américain. Les deux ministres se sont vus dans un grand hôtel de New York avant l'Assemblée générale des Nations unies la semaine prochaine, l'endroit même où s'était amorcé il y a exactement un an le rapprochement officiel et public entre les deux pays à la faveur des négociations sur le programme nucléaire iranien. Dans ce contexte, les États-Unis ont assuré hier qu'ils ne feraient aucune concession sur le programme nucléaire de l'Iran dans le but d'obtenir la coopération de Téhéran dans la...
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