Rossi (à gauche) posant, en outsider, aux côtés de Marquez (au centre) et de son équipier Lorenzo (à droite). Giuseppe Cacace/AFP
L'Espagnol Marc Marquez (Honda), victorieux de onze des douze courses déjà disputées cette saison en MotoGP devrait, comme à Silverstone, être confronté principalement à son compatriote Jorge Lorenzo (Yamaha) demain lors du Grand Prix de Saint-Marin.
Pour espérer rejoindre l'Australien Michael Doohan – qui détient depuis 1997 le record du plus grand nombre de victoires en une saison –, Marquez devra une nouvelle fois passer en tête sous le drapeau à damier, ce qui paraît largement à sa portée.
Victorieux trois années consécutives, en 2010 en 125 cc puis en 2011 et 2012 en Moto2, sur ce tracé étroit privilégiant les freinages et les accélérations tout en offrant de nombreux virages rapides, Marquez, en position de pointe l'an dernier en MotoGP, a terminé 2e à trois secondes de Lorenzo.
Une erreur de pilotage – rarissime chez lui – dès le 4e tour l'avait contraint à une remontée de la 4e place. Après s'être débarrassé de deux stars, Valentino Rossi et Dani Pedrosa, il avait buté sur le Majorcain pour la victoire mais une nouvelle fois confirmé tout son potentiel pour sa première saison en MotoGP, conclue quelques semaines plus tard par un premier titre mondial en catégorie reine.
Tempête bleue contre tornade orange
Pour Lorenzo, la situation pourrait ressembler un peu à celle de Silverstone voici quinze jours. En Grande-Bretagne, vainqueur des deux précédentes éditions – en 2013 il devançait Marquez de seulement 81/1000 –, il a été battu d'un souffle par l'Espagnol après un magnifique mano a mano. À Misano, il est intouchable depuis 2011 – l'an passé il a donc terminé devant l'inévitable Marquez – et devra de nouveau s'employer pour conserver son titre devant la tornade orange.
« Silverstone devait être l'endroit ou j'allais de nouveau gagner, mais l'utilisation d'un nouveau pneu arrière ne l'a pas permis. Misano pourrait incontestablement le devenir aussi, mais je n'en fais pas une obsession et n'ai aucune envie de faire le fou », a commenté Lorenzo, double champion du monde de la catégorie (2010/2012), mais qui n'a pas remporté un seul succès depuis Valence en novembre 2013.
L'Espagnol considère cependant que le tandem qu'il forme avec sa Yamaha bleue et blanche est « à son meilleur niveau depuis le début de la saison ». Quant à son coéquipier Valentino Rossi, qui est monté à quatre reprises sur le podium – dont deux victoires – lors des sept dernières courses à Misano, il sera à 10 km de chez lui avec également la ferme intention de gagner mais surtout de rester devant Lorenzo qu'il devance de 32 points au championnat du monde. Rossi, 3e au classement général provisoire, n'a que 10 points de retard sur Dani Pedrosa (Honda), victorieux du GP de Saint-Marin en 2010 et vainqueur du seul Grand Prix (Brno) perdu cette année par Marquez.
Ducati, à une centaine de km de l'usine mère de Bologne, devrait également confirmer ses récents progrès grâce peut-être à Andrea Dovizioso, quatre fois au pied du podium sur ce tracé proche de l'Adriatique.
(Source : AFP)


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