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Liban - Sécurité

Les appels au calme et à la cohésion se multiplient

Les appels au calme, à la cohésion et à la solidarité se sont multipliés hier dans le pays à l'heure où la tension continuait de baisser dans la Békaa, mais sans qu'aucun nouvel élément ne vienne modifier le statu quo dans l'affaire des otages militaires.
Le ministre de l'Information, Ramzi Jreige, qui a réuni hier à son bureau les directeurs de l'information dans les médias audiovisuels, a souligné, dans une déclaration, l'importance de la responsabilité collective dans les circonstances actuelles. « Il faut privilégier l'intérêt national, la sécurité des otages militaires et la guerre de l'armée libanaise contre les terroristes takfiristes sur la compétition médiatique », a-t-il lancé.
De son côté, un haut responsable du Hezbollah, cheikh Mohammad Yazbeck, a exhorté « toutes les parties à mettre un terme aux discours crispés et irresponsables ».
« Tout le monde assume une responsabilité pour parvenir à la libération des otages. Pour notre part, nous réitérons notre soutien à l'institution militaire », a-t-il dit.
Des propos similaires ont été tenus par Nawar Sahili, député du Hezbollah, qui a souligné que « le péril menaçant impose à tous un maximum de solidarité face au terrorisme qui n'épargne personne ».
« Dès le début, nous appelons au dialogue et aux retrouvailles et nous n'avons pas changé de position », a-t-il ajouté.
Interrogé par l'Hebdo Magazine sur la fonction du courant du Futur en milieu sunnite dans le contexte actuel de radicalisation des esprits, Ahmad Fatfat, député de Denniyeh et membre du bloc du Futur, a affirmé que selon une récente étude américaine, près de 96 % des sunnites du Liban sont attachés au principe de l'État et seulement 4 % à l'islam politique, dont moins de 1 % ont un penchant pour l'extrémisme.
Il a toutefois concédé que ce dernier chiffre, quoique relativement insignifiant, a des répercussions sur le plan sécuritaire. « C'est ce qui nous a poussés à participer au gouvernement par le biais des deux ministères de la Justice et de l'Intérieur, afin de tenter de prendre des mesures qui ne soient pas perçues comme une agression ou une injustice » envers les sunnites, a-t-il fait valoir.
Mais en tout état de cause, a ajouté M. Fatfat, « ce n'est pas le retour de Saad Hariri qui va réduire le niveau de radicalisation. Ce phénomène est le fruit de plusieurs facteurs, parmi lesquels l'implication du Hezbollah en Syrie et l'utilisation des armes de ce dernier à l'intérieur du Liban ».
Ghassan Moukheiber, député du Metn et membre du bloc du Changement et de la Réforme, a appelé à la « cohésion nationale », exhortant toutes les parties à « ne pas confondre les institutions politiques et sécuritaires libanaises avec les criminels terroristes et à ne pas tomber dans le péril de la division confessionnelle ».
« Il faut traduire en actes les déclarations de solidarité et de soutien à l'armée et aux forces de sécurité libanaises. Et cela implique de leur permettre de prendre effectivement toutes les mesures nécessaires sur les plans sécuritaire et militaire et de leur assurer rapidement l'argent et les armes qualitatives susceptibles de lutter contre le fléau du terrorisme », a ajouté M. Moukheiber.
Pour Mohammad Hajjar, député du Chouf (bloc du Futur), il faut certes porter un coup à l'« État islamique », mais il faut aussi traiter « les causes qui ont mené à son apparition ».
M. Hajjar n'a pas exclu que l'aviation américaine soit amenée à utiliser l'espace aérien libanais pour frapper les positions de Daech dans la région de Ersal. Un tel développement devrait toutefois se faire selon lui dans la coordination avec l'État libanais et dans le cadre des résolutions internationales.
Fady Karam, député Forces libanaises du Koura, a pour sa part souligné qu'il convient de « faire face à toutes les formes de terrorisme ». Ainsi, a-t-il précisé, « prôner une alliance avec un régime terroriste pour contrer une organisation terroriste suspecte n'est qu'une tromperie et une tentative de dissimuler le crime ».

Les appels au calme, à la cohésion et à la solidarité se sont multipliés hier dans le pays à l'heure où la tension continuait de baisser dans la Békaa, mais sans qu'aucun nouvel élément ne vienne modifier le statu quo dans l'affaire des otages militaires.Le ministre de l'Information, Ramzi Jreige, qui a réuni hier à son bureau les directeurs de l'information dans les médias audiovisuels, a souligné, dans une déclaration, l'importance de la responsabilité collective dans les circonstances actuelles. « Il faut privilégier l'intérêt national, la sécurité des otages militaires et la guerre de l'armée libanaise contre les terroristes takfiristes sur la compétition médiatique », a-t-il lancé.De son côté, un haut responsable du Hezbollah, cheikh Mohammad Yazbeck, a exhorté « toutes les parties à mettre un...
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