À Bagdad, le secrétaire d’État américain John Kerry a rencontré le nouveau Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi (à droite), qui a affirmé que son pays était résolu à combattre ce « cancer » que représente l’État islamique (EI). Brendan Smialowski/Reuters
Le président Barack Obama semblait prêt hier à dévoiler sa stratégie pour lutter contre l'État islamique (EI, ex-Daech) lors d'un discours visant à préparer l'Amérique à un long combat contre les jihadistes.
« Ce soir, le président expliquera comment les États-Unis mettront en place une stratégie globale pour affaiblir et, à terme, détruire l'EI », a ainsi indiqué un responsable américain sous le couvert de l'anonymat, évoquant, au-delà du rôle de l'armée américaine, le soutien aux forces combattant l'EI sur le terrain, « à la fois l'opposition en Syrie et le nouveau gouvernement irakien ». Selon le New York Times, le président américain devrait autoriser des frappes aériennes contre les combattants de l'EI en Syrie, comme les États-Unis le font déjà dans le nord de l'Irak depuis le début du mois d'août.
En attendant, M. Obama réunissait en milieu de journée son Conseil de sécurité nationale en présence des plus hauts responsables de l'armée et du renseignement. Peu avant, il avait appelé le roi Abdallah d'Arabie saoudite depuis le bureau Ovale au moment où ses détracteurs, comme l'ancien vice-président Dick Cheney hier, ont critiqué son attitude face aux menaces extrémistes.
Pendant ce temps, à Bagdad, le secrétaire d'État américain John Kerry, qui a entamé une tournée destinée à mettre en place une coalition internationale contre les jihadistes, a affirmé que l'armée irakienne, mise en déroute par l'EI au cours de ces derniers mois, serait « reconstituée et entraînée » avec l'aide des États-Unis et d'autres pays. « Notre coalition internationale réussira à éliminer la menace en Irak, dans la région et dans le monde », a lancé M. Kerry.
M. Kerry a également félicité le nouveau Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi pour son engagement à entreprendre des réformes « nécessaires » pour impliquer toutes les communautés d'Irak. M. Abadi a affirmé que son pays était résolu à combattre ce « cancer » que représente l'EI. Cependant, a-t-il insisté, la communauté internationale a aussi « la responsabilité de protéger l'Irak et la région tout entière » de « cette organisation terroriste ». Dans ce contexte, la visite du secrétaire d'État américain a été marquée par un double attentat qui a fait au moins 19 morts à Bagdad.
Après Bagdad, M. Kerry devait se rendre en soirée à Amman puis aujourd'hui à Djeddah, en Arabie saoudite. Il y rencontrera les ministres des Affaires étrangères des six monarchies arabes du Golfe ainsi que des représentants d'Irak, de Jordanie, d'Égypte et de Turquie.
Action militaire française en Irak ?
Rappelons que les États-Unis ont également reçu l'appui de nombreux pays, comme la France, dont le président François Hollande qui se rendra demain à Bagdad avant d'organiser lundi à Paris une conférence sur l'Irak, à laquelle participeront les cinq membres permanents au Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, Chine et France). La France participera « si nécessaire à une action militaire aérienne » en Irak, a d'ailleurs déclaré hier le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. « En Irak, le gouvernement et les minorités ont appelé à l'aide : nous y répondons par des livraisons de matériels militaires et par de l'aide humanitaire » et « nous participerons si nécessaire à une action militaire aérienne », a affirmé Laurent Fabius dans un discours à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences-Po). « Une mobilisation internationale est nécessaire pour répondre à ce danger transnational qui peut atteindre jusque notre sol. Plusieurs centaines de Français jihadistes sont présents en Irak et en Syrie », a ajouté M. Fabius. « En Syrie, la situation est différente : Bachar el-Assad ne peut pas être un partenaire, lui dont la complicité avec Daech est établie. C'est pourquoi nous continuerons à aider l'opposition modérée syrienne qui combat à la fois Daech et le régime Assad. »
(Source : AFP)


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C'EST CE QU'IL BARATINE ! PARCE QU’EN RÉALITÉ, IL VA EN PROFITER POUR TAPER ENFIN SUR LA TÊTE DÉJÀ BIEN ENFLÉE DU BÄÄSSYRIEN PÂMÉ D’À CÔTÉ.
05 h 42, le 12 septembre 2014