Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, est attendu mardi à Damas, pour sa première visite dans le pays en guerre depuis sa nomination en juillet, a annoncé lundi le quotidien al-Watan proche du pouvoir.
M. de Mistura séjournera trois jours à Damas et évoquera avec les responsables syriens "les perspectives d'une solution" au conflit qui ravage le pays depuis plus de trois ans et demi, a indiqué le journal, en citant une "source syrienne".
Il rencontrera également des opposants de l'intérieur, selon Al-Watan.
Un diplomate européen à Beyrouth a précisé à l'AFP que l'émissaire italo-suédois de l'ONU arriverait lundi dans la capitale libanaise d'où il se rendra par la route à Damas.
Une délégation de l'opposition de l'intérieur, tolérée par le régime, doit rencontrer le nouvel émissaire jeudi après-midi dans un hôtel à Damas, a déclaré à l'AFP Hassan Abdel Azim, chef du Comité de coordination nationale pour les forces du changement démocratique (CCND).
M. Abdel Azim dirigera une délégation du CCND qui demandera à M. de Mistura d'organiser "de nouvelles négociations à Genève" entre représentants du régime et de l'opposition afin de parvenir à une "solution politique rapide" au conflit.
M. de Mistura, ancien vice-ministre italien des Affaires étrangères, a été nommé le 10 juillet en remplacement de l'Algérien Lakhdar Brahimi, et représente l'ONU alors que M. Brahimi était envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe.
Lakhdar Brahimi a démissionné en mai, après deux ans d'efforts infructueux pour mettre un terme à un conflit qui a fait depuis mars 2011 plus de 191.000 morts. Il avait organisé en janvier et février derniers à Genève les premières négociations directes entre le gouvernement syrien et l'opposition, qui avaient échoué.
Son prédécesseur, l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, avait jeté l'éponge au bout de six mois à peine, en 2012.
Le régime syrien avait accueilli avec satisfaction la nomination de Staffan de Mistura, tout en souhaitant qu'il fasse preuve d'"objectivité et d'intégrité" dans sa mission.
Le conflit en Syrie a été déclenché par une contestation pacifique qui a dégénéré en rébellion après la répression menée par le régime, avant de devenir plus complexe avec l'implication des jihadistes venus pour la plupart de l'étranger.
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Le nouvel émissaire de l'ONU attendu mardi à Damas (média)
AFP / le 08 septembre 2014 à 14h29


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