Le feuilleton est haletant. Et pérenne. En attendant, c'est exponentiel comme rarement. Plus les années passent, plus cet homme est bichrome : le clown pathétique et le héros shakespearien n'en finissent plus de fusionner. Le résultat est sidérant : 13 % des Français pensent qu'il fait un bon travail (de président de la République). Ce qui est sûr, c'est que François Hollande est un aimant (ou un incubateur) à tragédies. Obligé d'asséner, dans une conférence de presse en marge du sommet de l'Otan, qu'il est « au service des plus pauvres », que « c'est sa raison d'être ». Piteux. Rien n'est plus foudroyant que la fureur d'une femme trompée, blessée, répudiée. Le brûlot de l'ex-Première dame a été un minitsunami. Sans compter le mini-Cahuzac, Thomas Thévenoud, secrétaire d'État obligé de démissionner pour raisons fiscales. Le monde est fasciné par François Hollande. Comme on le serait d'un freak. Qui n'a plus trop le choix. Dissoudre ; se chiraquo-mitterandiser, puis s'anamorphoser en reine d'Angleterre. Démissionner ; mais cela, over his dead body, a-t-il fait comprendre de Newport. Continuer ainsi, et traîner dans sa chute absolument tout le monde : M. Valls n'a jamais été aussi impopulaire, Mme Trierweiler jamais aussi plouc. « La fonction présidentielle doit être respectée », a martelé le président au climax de la telenovela. On ne sait pas, en revanche, s'il a terminé sa conférence de presse par un timide, mais tonitruant, « Merci pour ce moment ».
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Je juge Hollande sur ses résultats : - le chômage qui n'arrête pas de monter - l'emploi qui se dégrade inexorablement -la dette de la France qui augmente toujours à la même vitesse - la fiscalité qui nous accable de plus en plus - le déficit impossible à contenir - l'exemplarité de nos responsables mise à mal -La parole de la France dégradée face à nos collègues Européens -Notre place dans le monde de plus en plus réduite - les promesses non tenues et contournées -------------- Alors, le livre de Valérie n'est qu'un détail insignifiant
23 h 36, le 06 septembre 2014