Rechercher
Rechercher

Liban

SKeyes et JCV condamnent la mise à mort de Foley par l’EI

Le Centre pour les médias et la liberté culturelle de la Fondation Samir Kassir (SKeyes) a réagi hier au meurtre, par l'État islamique (EI), du journaliste américain James Foley. Le centre a estimé que la mise à mort du journaliste, dont la vidéo a été diffusée sur Internet, a causé « un choc pour tous ses collègues et pour tous ceux qui croient dans les valeurs humaines et morales ».
« Dénoncer un tel acte barbare ne suffit pas, poursuit le communiqué de SKeyes. Il faut que ces propos s'accompagnent de mesures prises par les différentes parties régionales et internationales en vue de mettre un terme à l'expansion de l'EI et à ses actes criminels. Cela nécessite de couper les canaux de financement de ce groupe qui passent par des banques ou des associations actives dans plusieurs pays. Il faut limiter les mouvements des combattants de cette organisation dans les pays voisins de l'Irak et de la Syrie. Il convient, enfin, que les autorités religieuses, islamiques en particulier, prennent position de manière claire et audible, sans ambiguïté aucune, contre les agressions perpétrées par cette organisation. »
Le texte rappelle que James Foley avait à peine quarante ans et qu'il était l'aîné d'une famille de cinq enfants. Il couvrait le Moyen-Orient depuis cinq ans et avait contribué à l'éducation des plus démunis dans plusieurs pays du monde. En 2011, alors qu'il couvrait les événements en Libye, il avait été détenu une première fois par les forces pro-Kadhafi pour une période de six semaines. C'est le 22 novembre 2012 qu'il est enlevé une seconde fois en Syrie, à Edleb. Après plusieurs mois de silence, sa famille avait lancé une campagne internationale pour sa libération.
« Le sort de plusieurs journalistes internationaux kidnappés en Syrie, de centaines de journalistes et de militants syriens, de dizaines de milliers d'habitants en Syrie et en Irak, est menacé par la croissance de l'EI et l'échec des parties régionales et de la communauté internationale à faire face à ce phénomène », poursuit le texte. SKeyes rappelle également qu'un journaliste libanais, Samir Kassab, fait partie de ces détenus en Syrie.

Journalistes contre la violence
De son côté, l'association « Journalistes contre la violence » (JCV) a exprimé son « choc » après la diffusion par l'EI de la vidéo, estimant qu'il s'agit là d'un « acte barbare qui déshumanise l'être humain ». L'association, qui a déploré « la persistance de ce genre d'actes barbares au XXIe siècle », a appelé « les médias à ne pas diffuser ce genre de vidéos, dans la mesure où cela sert indirectement les visées de l'EI, qui souhaite faire sa promotion à travers ces moyens ».
« Journalistes contre la violence » a enfin appelé la communauté internationale à « assumer ses responsabilités et à mettre fin à cette barbarie, née de son incapacité à mettre fin à la crise syrienne, ce qui a mené à la montée en puissance de l'extrémisme ». « La communauté internationale devrait intervenir immédiatement pour faire tomber le régime syrien et mettre fin à l'EI. Le terrorisme syrien a provoqué la naissance du terrorisme de Daech. La seule solution, c'est de mettre fin aux deux terrorismes », a souligné l'association.

Le Centre pour les médias et la liberté culturelle de la Fondation Samir Kassir (SKeyes) a réagi hier au meurtre, par l'État islamique (EI), du journaliste américain James Foley. Le centre a estimé que la mise à mort du journaliste, dont la vidéo a été diffusée sur Internet, a causé « un choc pour tous ses collègues et pour tous ceux qui croient dans les valeurs humaines et morales ».« Dénoncer un tel acte barbare ne suffit pas, poursuit le communiqué de SKeyes. Il faut que ces propos s'accompagnent de mesures prises par les différentes parties régionales et internationales en vue de mettre un terme à l'expansion de l'EI et à ses actes criminels. Cela nécessite de couper les canaux de financement de ce groupe qui passent par des banques ou des associations actives dans plusieurs pays. Il faut limiter les...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut