Dans le centre de Kailahun, au Sierra Leone, un infirmier donne à manger à un petit garçon atteint d’Ebola. Carl de Souza/AFP
Des hommes armés ont attaqué un centre d'isolement pour malades du virus Ebola à Monrovia, la capitale du Liberia, provoquant la fuite de dix-sept patients, a-t-on appris hier de sources concordantes.
« Ils ont cassé les portes et ont pillé les lieux. Les malades ont tous fui », a affirmé Rebecca Wesseh, un témoin de l'incident survenu dans la nuit de samedi à dimanche. Selon elle, ils criaient des mots hostiles à la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf et assuraient qu'« il n'y a pas d'Ebola » dans le pays.
La veille, le Kenya avait annoncé l'interdiction d'entrer sur son territoire, à compter de mercredi, aux voyageurs venant de Guinée, du Liberia et de Sierra Leone, principaux foyers de l'épidémie d'Ebola qui a déjà fait près de 1 200 morts en Afrique de l'Ouest. La compagnie nationale Kenya Airways – qui n'effectue pas de liaison avec Conakry – a dans la foulée annoncé la suspension de ses vols à destination de Freetown et de Monrovia, à compter de mercredi également.
De son côté le ministre de la Santé du Nigeria, Onyebuchi Chukwu, a affirmé à des journalistes que 12 personnes avaient été testées positives au virus, dont quatre personnes mortes des suites de cette fièvre hémorragique, tandis que 189 autres malades étaient sous surveillance à Lagos et six dans la ville de Enugu dans le sud-est du pays. Selon lui, cinq des patients ont pratiquement été guéris. Le Nigeria a aussi dit avoir formé 800 volontaires chargés d'aider à lutter contre cette épidémie de fièvre hémorragique, « largement sous-évaluée » selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Et en Espagne, une personne qui pourrait avoir contracté le virus a été placée en isolement dans un hôpital spécialisé à Alicante, ont rapporté les autorités sanitaires.
(Source : AFP)


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