Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde

Maliki, le Saddam chiite

Nouri al-Maliki est l'un des seuls hommes politiques au monde à pouvoir se vanter d'avoir mis, à deux reprises, l'Iran et les États-Unis d'accord. La première fois, c'était au moment de son investiture en tant que Premier ministre en 2006. La seconde, brûlante d'actualité, concernait la demande de son remplacement par Haïdar al-Baladi. Délaissé et trahi par ses deux alliés d'autrefois dans le moment le plus difficile de sa carrière politique, où il doit faire face à l'avancée des troupes de l'EI, aux desseins d'indépendance des Kurdes et à la haine des sunnites, le désormais ex-Premier ministre s'est accroché désespérément, seul contre tous, à son pouvoir. Né à Abou Gharaq en 1950, Nouri Kamal al-Maliki a ensuite étudié la littérature arabe à Bagdad. À la fin des années 1960, il entre au parti Dawa. Toutefois, à la suite de la révolution iranienne, le régime irakien réprime les partis politiques chiites et contraint nombre de leurs cadres à l'exil. C'est le cas de Maliki qui ne revient en Irak qu'en 2003, après l'invasion américaine, où il joue un rôle majeur dans le processus général de débaassification suite à l'éviction de Saddam Hussein.
Maliki occupe alors les premières loges du monde politique irakien. Élu député en 2005, investi Premier ministre en 2006, Nouri-al Maliki va régner sur l'Irak, d'une main de fer, pendant 8 ans. Mais Maliki ne peut échapper à sa propre histoire et à celle de son pays. C'est l'effet boomerang des années de pouvoir de Saddam Hussein. Il incarne personnellement la revanche des chiites, leur mainmise sur le pouvoir et l'oppression contre les sunnites. En 2014, sa politique est tellement contestée qu'il est surnommé le « Saddam Hussein chiite ». Incontestablement, Maliki symbolise, indépendamment de sa volonté, l'échec de la reconstruction irakienne, l'exacerbation des tensions communautaires et la faillite de l'État.

Nouri al-Maliki est l'un des seuls hommes politiques au monde à pouvoir se vanter d'avoir mis, à deux reprises, l'Iran et les États-Unis d'accord. La première fois, c'était au moment de son investiture en tant que Premier ministre en 2006. La seconde, brûlante d'actualité, concernait la demande de son remplacement par Haïdar al-Baladi. Délaissé et trahi par ses deux alliés d'autrefois dans le moment le plus difficile de sa carrière politique, où il doit faire face à l'avancée des troupes de l'EI, aux desseins d'indépendance des Kurdes et à la haine des sunnites, le désormais ex-Premier ministre s'est accroché désespérément, seul contre tous, à son pouvoir. Né à Abou Gharaq en 1950, Nouri Kamal al-Maliki a ensuite étudié la littérature arabe à Bagdad. À la fin des années 1960, il entre au parti Dawa....
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut