L'Afrique à l'heure de l'impuissance
Les pays africains en proie à l'épidémie d'Ebola avouaient hier leur impuissance à juguler par leurs propres moyens la progression du virus. « Maîtriser une maladie de la gravité d'Ebola nécessite une équipe spécialisée de cliniciens et d'infirmières dont le pays ne dispose pas. Pour le moment, nous ne pouvons compter que sur l'ONG Médecins sans frontières (MSF) », a souligné le responsable des services médicaux sierra-léonais, le Dr Brima Kargbo, lors d'une réunion au Parlement. Le Liberia voisin, qui a reçu mercredi des doses d'un sérum expérimental américain prometteur pour traiter deux médecins contaminés, le ZMapp, a commencé des travaux d'extension de l'unique centre de traitement de sa capitale, Monrovia, aux capacités largement dépassées. En Guinée, d'où est partie l'épidémie au début de l'année, le président Alpha Condé a décrété mercredi soir « l'urgence sanitaire nationale » et mis en place des mesures importantes pour prévenir l'épidémie, réaction trop tardive pour un transporteur routier de Conakry. Le Nigeria, géant économique et démographique du continent, a enregistré un quatrième mort hier à Lagos, ville la plus peuplée d'Afrique subsaharienne, et redoutait une contamination à Enugu, dans l'Est, par une infirmière infectée.
Dans ce contexte, le président américain Barack Obama s'est entretenu avec ses homologues libérienne Ellen Johnson Sirleaf et sierra-léonais Ernest Bai Koroma pour les assurer de l'engagement des États-Unis, soulignant le rôle des experts des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) envoyés dans leurs pays pour aider les autorités sanitaires.
Moyen Orient et Monde
Ebola
OLJ / le 15 août 2014 à 00h00


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