À l'Est, il y a du nouveau. Le Cac 40 était calé à l'heure russe, ballotté entre un flot d'informations disant tout et son contraire. La situation en Ukraine reste précaire mais une once d'apaisement a pointé le bout son nez dans l'après-midi suite à un tweet de l'agence russe Ria-Novosti visant à faire retomber les tensions liées à la situation en Ukraine. Du coup, le Cac 40, qui a rendu 1 %, menaçant même le seuil des 4 100 points dans la matinée, s'est repris en main et termine en baisse symbolique de 0,05 % à 4 148 points. Mais, outre l'Ukraine, en Irak, la tension monte d'un cran alors que le président des États-Unis a autorisé hier soir des frappes aériennes ciblées contre les jihadistes de l'État islamique. Et les menaces ont été mises à exécution, l'aviation américaine vient de bombarder des pièces d'artillerie utilisées par l'État islamique contre les forces kurdes qui défendent Erbil, capitale du Kurdistan irakien autonome, selon le porte-parole du Pentagone.
Côté valeurs, Gemalto (+4,72 % à 72,54 euros) se distingue à la hausse après le rachat de SafeNet, un spécialiste de la protection des données et de la monétisation des logiciels, pour un montant de 890 millions de dollars (667 millions d'euros).
Le titre est suivi de Michelin (+1,30 % à 78,98 euros), Vinci (+0,9 % à 46,78 euros).
Renault, qui perdait 3 % dans les premiers échanges, reprend 0,28 % à 58,15 euros.
Hors Cac, NicOx s'envole de près de 20 % 2,10 euros après avoir informé Bausch & Lomb, filiale du canadien Valeant Pharmaceuticals International, de sa décision d'exercer son option de copromotion aux États-Unis du latanoprostène bunod, utilisé dans le traitement du glaucome et de l'hypertension oculaire.
Malgré un trafic en hausse de 1,9 % et un coefficient d'occupation en progression de 0,4 point (à 87,8 %) dans son activité de transport de passagers en juillet, tirée par les zones Asie et Amériques, Air-France-KLM lâche près de 3 % de retour sur les 7 euros.
Sur le marché des changes, l'euro vaut désormais 1,3415 dollar. Du côté de l'or noir, la tendance est à la baisse. Ainsi, le baril de Brent cède 0,25 % à 104,86 dollars tandis que le WTI cède 0,25 % à 97,39 dollars. L'or suit le même chemin, profitant de ce regain d'aversion au risque de se négocier à 1 310 dollars.
Économie
C’était les montagnes russes à Paris
OLJ / le 09 août 2014 à 00h00

