Le ministre des Affaires étrangères s’entretenant avec David Hale. Photo Dalati et Nohra
« Nous sommes embarqués aujourd'hui dans un long combat contre le terrorisme. » C'est ce qu'a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil lors d'une conférence de presse.
« J'ai déjà dit que le Liban allait couper le cordon (au terrorisme) et c'est ce qui est en train de se passer aujourd'hui à l'heure où l'on témoigne de la victoire de l'armée », a poursuivi le ministre qui a rappelé le lien qu'il avait effectué il y a quelques jours entre le terrorisme israélien pratiqué à Gaza, le terrorisme en Irak et au Liban.
« La victoire de l'armée libanaise sur Daech est la victoire du modèle libanais sur le modèle de Daech », a poursuivi le ministre qui s'est dit confiant du fait que le Liban ne constitue pas un environnement propice au terrorisme.
« Ce qui se passe à Ersal est le résultat de l'héroïsme, de la résistance et de l'immunité de l'armée. Il est également la conséquence de l'unité des Libanais que nous espérons voir généralisée à tous les dossiers, surtout ceux qui sont conflictuels », a encore ajouté M. Bassil.
Le ministre a cité à ce propos la résolution 1701, soulignant qu'il faudrait parvenir à un minimum d'entente pour en parler.
« Selon le droit international, il n'existe aucun précédent sur base duquel une résolution qui a été adoptée à un moment donné, et dans une région géographique précise, puisse être transposée à une autre région, dans des circonstances complètement différentes et avec un autre pays », a précisé M. Bassil toujours en allusion à la résolution 1701. Il répondait ainsi indirectement aux appels politiques d'appliquer les règles de la 1701 aux régions frontalières avec la Syrie.
M.Bassil a par ailleurs reçu hier l'ambassadeur des États-Unis, David Hale, pour lui demander des clarifications sur la position prêtée il y a quelque temps à l'ancien secrétaire d'État, Hillary Clinton à propos de Daech, dans laquelle elle aurait imputé la création de cette organisation aux États-Unis.
Au ministère de l'Intérieur
M. Bassil a par ailleurs informé le diplomate de l'initiative prise par le Liban auprès de la Cour pénale internationale en ce qui concerne Gaza et Mossoul. Il a exprimé à M. Hale son souhait de voir son gouvernement prendre une initiative à caractère légal pour juger les crimes contre l'humanité commis dans ces pays. Le ministre a remercié M. Hale pour toute aide urgente que les États-Unis apporteraient à l'armée libanaise, une requête qui était au centre de la conversation téléphonique effectuée il y a quelques jours entre lui et le diplomate.
L'ambassadeur US s'est ensuite entretenu avec le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk. Les deux hommes ont évoqué la situation au Liban et dans la région à la lumière des développements sécuritaires, notamment à Ersal.
Ils ont en outre examiné les éventuelles conséquences sur le Liban des événements qui ont lieu en Syrie et en Irak, et la nécessité d'une coopération entre l'ambassade des États-Unis au Liban et les services de renseignements relevant du ministère de l'Intérieur à la lumière des accords bilatéraux qui régissent ce type de coopération. M. Machnouk s'est en outre entretenu avec le coordinateur spécial adjoint des Nations unies au Liban, Ross Mountain, avec lequel il a évoqué la situation humanitaire à l'intérieur de Ersal. Il a par ailleurs reçu le mohafez de Beyrouth, Ziad Chebib, pour évoquer des questions administratives et de développement concernant la capitale.


SHUT ! SHUT ! INFECTÉ PAR LE VIRUS DE SES ALLIÉS DES VICTOIRES DIVINES... LES INEPTIES, VAUT MIEUX LES GARDER POUR SOI-MÊME !!!
19 h 16, le 07 août 2014