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Moyen Orient et Monde

Brèves

Turquie
Polémique après un commentaire antiarménien d'Erdogan

Le Premier ministre turc et candidat à l'élection présidentielle de dimanche Recep Tayyip Erdogan a suscité hier une nouvelle polémique en assimilant à une insulte le fait d'avoir été accusé par ses rivaux d'avoir des origines arméniennes. « Certains ont dit que j'étais d'origine géorgienne. Et, encore plus déplaisant, ils ont prétendu, excusez-moi, que j'étais arménien. Autant que je le sache de mon père et de mon grand-père, je suis turc », a déclaré M. Erdogan lors d'un entretien télévisé diffusé mardi soir par la chaîne d'informations NTV. La petite phrase du grand favori du scrutin présidentiel, qui dirige le pays depuis 2003, a sans surprise provoqué l'indignation sur les réseaux sociaux. Un député influent du principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), Hürsit Günes, a dès hier déposé une plainte en justice contre le chef du gouvernement pour « propos racistes », a rapporté le quotidien Milliyet.

Iran
Téhéran demande à Washington de ne pas se mêler de l'arrestation des deux journalistes irano-américains

L'arrestation en Iran de deux journalistes irano-américains, dont le correspondant du Washington Post, est une affaire intérieure dont les États-Unis n'ont pas à se mêler, a déclaré hier un haut responsable iranien. Le correspondant du Washington Post Jason Rezaian et une photographe sont détenus depuis le 22 juillet. Tous deux possèdent les nationalités américaine et iranienne, mais Téhéran ne reconnaît pas la double nationalité. Les autorités iraniennes n'ont pas donné de raison pour ces arrestations, indiquant que les journalistes faisaient l'objet d'une enquête. Selon un chroniqueur de Vatan-e-Emrooz, M. Rezaian serait détenu pour avoir réalisé une vidéo montrant de jeunes Iraniens dansant sur la chanson de Pharrell Williams Happy, qui avait provoqué la colère des milieux conservateurs et mené à l'arrestation des danseurs.

Égypte
Douze condamnés à mort pour le meurtre d'un général de police

Douze hommes ont été condamnés à mort hier en Égypte pour le meurtre il y a près d'un an d'un général de police qui coordonnait un raid dans un bastion des partisans du président islamiste Mohammad Morsi destitué par l'armée. Le général Nabil Faraj avait péri en pleine vague d'une impitoyable et sanglante répression visant les partisans du président déchu, le premier à avoir été élu démocratiquement depuis la chute de Hosni Moubarak en 2011 mais destitué et arrêté par l'armée le 3 juillet 2013.

TurquiePolémique après un commentaire antiarménien d'Erdogan
Le Premier ministre turc et candidat à l'élection présidentielle de dimanche Recep Tayyip Erdogan a suscité hier une nouvelle polémique en assimilant à une insulte le fait d'avoir été accusé par ses rivaux d'avoir des origines arméniennes. « Certains ont dit que j'étais d'origine géorgienne. Et, encore plus déplaisant, ils ont prétendu, excusez-moi, que j'étais arménien. Autant que je le sache de mon père et de mon grand-père, je suis turc », a déclaré M. Erdogan lors d'un entretien télévisé diffusé mardi soir par la chaîne d'informations NTV. La petite phrase du grand favori du scrutin présidentiel, qui dirige le pays depuis 2003, a sans surprise provoqué l'indignation sur les réseaux sociaux. Un député influent du principal parti...
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