Le concert de clôture de l’édition 2013 de LeBam s’est également tenu à l’auditorium de l’Université Notre Dame de Zouk Mosbeh. Photo LeBam
Dans les couloirs de l'Université Notre Dame de Zouk Mosbeh, des adolescents se baladent, instrument de musique en main. Flûte, clarinette, violon, chacun sa spécialité. Ils sont 226 à participer depuis le samedi 26 juillet au camp d'été du Lebanese Band Association for Promotion of Music (LeBam), créé en mars 2008 par le député Ghassan Moukheiber et codirigé par le chef d'orchestre Antoine el-Rayes, qui anime également cette session estivale. Dimanche, à 18h30, ils seront une partie à jouer pour le concert de clôture, au théâtre Béchara Raï, sur le campus de l'Université Notre Dame. La représentation est ouverte au public.
LeBam est réparti en cinq centres, à Beit-Méry,
Baskinta, Jdeidé, Baakline et à Tripoli, le dernier ouvert en date. 250 élèves y sont accueillis toute l'année, la majorité participant également au camp d'été. « La musique est une autre manière d'éduquer les personnes, explique Antoine el-Rayes. Elle apaise, apprend à respecter la différence. Quand tu as un tuba, et qu'à côté de toi quelqu'un joue de la flûte, vous gagnez à travailler ensemble. C'est le secret de la musique. »
« Une réponse culturelle »
Les élèves ont démarré le camp le 26 juillet. Sous la tutelle de 26 professeurs, dont 18 étrangers venus entre autres d'Espagne, de Hongrie ou des États-Unis, ils ont travaillé chaque jour de 10 heures à 18 heures la musique de chambre, la musique libanaise, ou encore la « world music », suivant leurs goûts. Six groupes ont été formés, en fonction des niveaux. Les trois meilleurs assureront le concert final dimanche. Les trois autres donneront également une représentation dimanche à 16 heures, après la remise des diplômes fixée à 14h30.
Soutenue financièrement par l'ambassade américaine au Liban, l'association LeBam permet aux élèves de participer à moindre frais, puisqu'ils ne payent que leur nourriture. Son fondateur Ghassan Moukheiber y voit cette année « une réponse culturelle et pacifiste à la guerre et à la peur ».

