Le chef du bloc parlementaire du Futur, l'ex-Premier ministre Fouad Siniora, a dénoncé depuis Bkerké le blocage au niveau de la présidentielle libanaise.
"Cette vacance (de la présidence) mortelle engendre des effets négatifs à tous les niveaux", a estimé M. Siniora après une rencontre avec le patriarche maronite Béchara Raï.
La présidence libanaise est vacante depuis le 25 mai, date de la fin du mandat de Michel Sleiman. Le chef du Législatif Nabih Berry avait convoqué les députés à une première séance plénière le mercredi 23 avril. Celle-ci n'a pas débouché sur l'élection d'un nouveau président, aucun des candidats n'ayant obtenu le nombre de voix nécessaires. Tous les tours suivants ont tourné court, faute de quorum. La dixième séance a été fixée au 12 août.
Soulignant le caractère prioritaire de la question du scrutin présidentiel, M. Siniora a indiqué qu'il n'était plus permis d' y faire obstruction, un point qu'il a évoqué avec le patriarche. "Nous tentons d'établir de nombreux contacts afin de pouvoir élire un président", a-t-il assuré.
En réponse aux questions des journalistes, M. Siniora a précisé vouloir "un président fort, qui puisse, selon la Constitution, représenter la coexistence libanaise".
Concernant les événement en Irak et en Syrie, M. Siniora a rappelé que "la position du bloc du Futur est claire. Ce qui se passe dans la région est le fruit de la présence de régimes autoritaires qui créent et importent ces organisations extrémistes telle Daech (actuellement l’État Islamique). Fateh al-Islam a été importé au Liban, et nous nous rappelons des conséquences de cela", a-t-il ajouté, en référence au groupe islamiste qui a combattu l'armée libanaise dans le camp de Nahr al-Bared en 2007 (Liban-Nord).
Depuis le 10 juillet, les chrétiens d'Irak, particulièrement Mossoul, sont poussés à un exode en masse par les jihadistes de l’État Islamique. En Syrie, le conflit qui fait rage est entré dans sa quatrième année.
"Nous refusons et condamnons à nouveau ce qui se passe en Irak et en Syrie. Cela atteint tous les Arabes et tous les Libanais", a poursuivi M. Siniora.
Concernant le dossier de la grille des salaires des fonctionnaires du secteur public, le chef du bloc du Futur a estimé que le vote de la grille engendrerait de réels dangers. Soulignant que le bloc du Futur soutient le projet de la grille, il a appelé à peser les conséquences de ses modalités de financements.
Le blocage sur le financement de la grille des salaires des fonctionnaires dure depuis des mois, et a entraîné un boycott de la correction des examens officiels. Près de 45 000 élèves ayant présenté le bac libanais sont toujours dans l'attente de leurs résultats. Jeudi, le président du CCS Hanna Gharib a annoncé que le CSS observera le 6 août prochain une grève générale.
"Cette vacance (de la présidence) mortelle engendre des effets négatifs à tous les niveaux", a estimé M. Siniora après une rencontre avec le patriarche maronite Béchara Raï.
La présidence libanaise est vacante depuis le 25 mai, date de la fin du mandat de Michel Sleiman. Le chef du Législatif Nabih Berry avait convoqué les députés à une première séance plénière le mercredi 23 avril. Celle-ci n'a pas débouché sur l'élection d'un nouveau président, aucun des candidats n'ayant obtenu le nombre de voix nécessaires. Tous les tours suivants ont tourné court, faute de quorum. La dixième séance a été fixée au 12 août.
Soulignant le caractère prioritaire de...


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