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Liban

Mouvement de solidarité des écologistes contre le barrage de Qaïssamani

Des écologistes réunis à la municipalité de Hammana. Au micro, le président du Lem, Paul Abi Rached, dénonçant les projets de barrages réalisés dernièrement.

Un groupe d'ONG membres du Mouvement écologique libanais (Lem), accompagné de plusieurs experts, a visité la municipalité de Hammana pour se solidariser avec son conseil municipal, qui demande l'annulation d'un projet de barrage devant être bâti dans la région, le barrage de Qaïssamani.
Cette revendication de la municipalité s'explique par des craintes concernant un impact négatif sur l'eau de la source de Chaghour, qui étanche la soif de la région depuis des siècles. C'est ce qu'a déclaré le président du conseil municipal Georges Chahine, ajoutant qu'il existe aussi des risques sismiques dans la région, d'où le danger de voir un si grand ouvrage s'effondrer et affecter gravement Hammana et toute sa région. Il a rappelé que la municipalité a proposé un plan alternatif qui coûte moins qu'un barrage et qui peut faire profiter tous les villages des environs de l'eau de cette source.
Pour sa part, Paul Abi Rached, président du Lem, a mis l'accent sur ce qu'il a appelé « des projets de barrages qui ont été réalisés dernièrement et qui ont été des échecs, l'exemple le plus frappant étant celui du barrage de Brissa à Denniyé qui, bien qu'ayant coûté 18 millions de dollars, n'a pas permis le stockage escompté de l'eau douze ans après sa construction ». Selon lui, « la raison réside dans la nature (friable) du sol, un facteur tout aussi déterminant pour d'autres barrages en construction, pour lesquels les études nécessaires n'ont pas été faites et qui n'ont pas obtenu l'aval du ministère de l'Environnement ». Il a cité les exemples des barrages de Janné, de Msaïlaha ou encore de Balaa, appelant à ne pas entamer les travaux du barrage de Qaïssamani « parce qu'il mènera à la destruction de l'environnement et n'assurera pas le stockage d'eau espéré ».
À la fin de la réunion, les écologistes, les experts et les responsables municipaux présents ont décidé de continuer à s'opposer à la construction du barrage de Qaïssamani par tous les moyens disponibles.

Un groupe d'ONG membres du Mouvement écologique libanais (Lem), accompagné de plusieurs experts, a visité la municipalité de Hammana pour se solidariser avec son conseil municipal, qui demande l'annulation d'un projet de barrage devant être bâti dans la région, le barrage de Qaïssamani.Cette revendication de la municipalité s'explique par des craintes concernant un impact négatif sur l'eau de la source de Chaghour, qui étanche la soif de la région depuis des siècles. C'est ce qu'a déclaré le président du conseil municipal Georges Chahine, ajoutant qu'il existe aussi des risques sismiques dans la région, d'où le danger de voir un si grand ouvrage s'effondrer et affecter gravement Hammana et toute sa région. Il a rappelé que la municipalité a proposé un plan alternatif qui coûte moins qu'un barrage et qui peut faire...
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