Bahreïn
Al-Wefaq, le principal groupe de l'opposition chiite, menacé de trois mois de suspension
Les autorités bahreïnies ont annoncé hier avoir intenté un recours en justice pour demander la suspension, pendant trois mois, des activités d'al-Wefaq. Les partis politiques étant interdits dans le royaume de Bahreïn, al-Wefaq a le statut d'association. Or le ministère de la Justice a estimé, en introduisant son recours hier, qu'al-Wefaq avait violé la loi sur les associations en tenant des assemblées générales sans quorum ou en l'absence de toute transparence, comme l'exige la réglementation. Son chef, cheikh Ali Salmane, et son adjoint ont été accusés le 10 juillet par la justice d'avoir « violé la loi » en rencontrant un haut responsable américain en visite à Manama.
Tunisie
Fermeture de mosquées et de médias après la mort de 15 soldats
Le gouvernement tunisien a annoncé une série de mesures, dont la fermeture de mosquées et celle de médias « appelant au jihad ». Ces mesures interviennent suite à l'assaut qui a tué 15 soldats mercredi soir sur le mont Chaambi, où l'armée traque un groupe accusé de liens avec el-Qaëda. Il s'agit de la pire attaque de l'histoire de l'armée tunisienne.
Sécheresse en Somalie
Besoin urgent d'aide trois ans après une terrible famine
Des ONG ont à nouveau sonné l'alerte hier : trois ans après une terrible famine qui fit plus de 250 000 morts en Somalie, seule une aide urgente peut éviter une nouvelle catastrophe liée à la sécheresse, mais les fonds manquent. Ces ONG soulignent que 1,1 million de personnes déplacées sont particulièrement vulnérables et que « les habitants les plus touchés ne sont toujours pas remis des pertes massives subies durant la sécheresse et la famine de 2011 ». Dès mai, des acteurs humanitaires en Somalie avaient déjà averti que « toutes les conditions sont réunies pour une crise humanitaire » dans le pays. L'Unicef avait estimé que 50 000 enfants souffraient déjà de grave malnutrition et que 200 000 pourraient mourir de faim cette année, faute d'aide suffisante.
Bosnie
Vingt ans après, obsèques de 284 victimes de la guerre
Plus de 20 ans après la guerre intercommunautaire de 1992-95, des milliers de personnes ont participé hier à Kozarac, dans le nord-ouest de la Bosnie, aux obsèques de 283 musulmans et un Croate tués par les forces serbes bosniennes. Il s'agit essentiellement d'hommes, mais aussi de trois femmes et douze mineurs, qui avaient été exécutés dans les premiers mois du conflit dans la région de Prijedor lors d'une « campagne d'épuration ethnique » menée par les forces serbes de Bosnie. Leurs corps ont été retrouvés récemment dans un charnier. Près de 3 500 personnes ont été tuées dans cette région au début du conflit qui a fait au total quelque 100 000 morts en Bosnie. Quelque 700 personnes sont toujours portées disparues.
Afghanistan
L'audit de la présidentielle se poursuit laborieusement
Le vaste audit des 8,1 millions de votes du 2e tour de la présidentielle afghane, destiné à sauver la première transition démocratique du pays, peinait à prendre son rythme de croisière quatre jours après son lancement. Samedi soir, l'opération, qui avançait déjà à une allure modérée, a été temporairement suspendue samedi avant de reprendre hier. Depuis jeudi, seules 435 urnes ont été examinées, alors que la commission électorale indépendante (IEC) espère à terme en traiter 1 000 par jour. L'opération, organisée au siège de l'IEC à Kaboul, doit départager les deux candidats, qui se sont accusés mutuellement d'avoir bénéficié de fraude. Au total, elle devrait durer au moins trois semaines, selon les premières estimations de l'IEC.
Kenya
Les shebab revendiquent une nouvelle attaque meurtrière
Les islamistes somaliens shebab ont revendiqué le week-end dernier une attaque contre un car qui a fait sept morts dans la région de Lamu, sur la côte du Kenya, théâtre depuis un mois d'une série de raids ayant fait près de 100 morts. Selon la Croix-Rouge, cette nouvelle attaque porte à 94 morts le bilan des raids menés depuis le 15 juin dans cette zone. Les shebab ont présenté ces attaques comme des représailles à l'intervention en Somalie de l'armée kényane, désormais intégrée à l'Amisom, la force africaine qui combat les islamistes.
Tchad
Hollande à N'Djamena pour installer le dispositif antiterroriste au Sahel
Le président français François Hollande a inspecté à N'Djamena les préparatifs de la nouvelle force militaire française dédiée à la lutte contre le terrorisme au Sahel, Barkhane, qui sera opérationnelle le 1er août. Cette nouvelle force, dont l'état-major commandé par le général Jean-Pierre Palasset sera installé dans la capitale tchadienne, mobilisera 3 000 militaires. Elle succédera à l'opération Serval lancée le 11 janvier 2013 au Mali contre les groupes islamistes armés qui menaçaient l'intégrité du pays. Elle fusionnera également les dispositifs Épervier et Sabre déployés au Tchad et au Burkina Faso.
TunisieFermeture de mosquées et de médias...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef