Par huit voix contre une (URSS) et deux abstentions (Suède et Japon), le Conseil de sécurité a repoussé la résolution soviétique demandant le retrait des forces anglo-américaines du Moyen-Orient.
Dès l'ouverture de la séance du Conseil de sécurité, M. Karim Azkoul, délégué libanais, premier orateur inscrit, nie l'efficacité des observateurs de l'Onu au Liban. Les observateurs, dit-il, évitent de s'approcher des régions frontalières en raison du danger que cela représente et, d'autre part, « ils sont dupes des mises en scène des rebelles ».
M. Henry Cabot Lodge, parlant au nom des États-Unis, donne au délégué d'Irak, qui l'avait demandé, l'assurance inconditionnelle que les forces américaines se retireront du Liban dès que le gouvernement libanais le demandera. Une déclaration similaire avait été faite par sir Pierson Dixon en ce qui concerne le retrait éventuel des forces britanniques de Jordanie (...)
Le Conseil passe au vote. La résolution soviétique, qui demandait le retrait immédiat des troupes américaines et britanniques du Liban et de Jordanie, est repoussée (...) L'URSS met le veto à la résolution américaine qui prévoyait la constitution de contingents internationaux pour effectuer la relève des troupes américaines au Liban (...)
Le Conseil a ensuite repoussé la résolution suédoise qui proposait de suspendre jusqu'à nouvel ordre les activités des observateurs des Nations unies au Liban (...)

