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Lifestyle - Musique

Adieu maestro !

Lorin Maazel, l'enfant prodige devenu chef d'orchestre, s'est éteint à l'âge de 84 ans.

Né le 6 mars 1930 en région parisienne, Lorin Maazel commence les leçons de violon à l’âge de cinq ans, donne des cours dès sept ans, joue en public à huit ans et se produit déjà dans les plus grands orchestres entre neuf et 15 ans. Dieter Nagl/Archives/AFP

Enfant prodige de la musique, le chef d'orchestre Lorin Maazel s'est éteint à l'âge de 84 ans.
Né en France dans une famille de musiciens américains juifs, « Maestro Maazel » est décédé en Virginie (est des États-Unis) des suites d'une pneumonie, a annoncé le Castleton Festival, dont il était le fondateur. « Chef d'orchestre de renom international, Lorin Maazel avait consacré plus de 75 ans de sa vie à la musique (aux plus grands compositeurs et aux orchestres du monde entier) », ont écrit hier dans un communiqué les organisateurs du festival destiné aux jeunes talents en Virginie, près de Washington. « C'est dans sa maison de Castleton Farms, où il répétait pour le prochain festival annuel, qu'il est décédé dimanche », ajoutent-ils.
Après sa naissance dans l'agglomération parisienne, le 6 mars 1930, le musicien prodige commence les leçons de violon à l'âge de cinq ans, donne des cours dès sept ans, joue en public à huit ans et se produit déjà dans les plus grands orchestres entre neuf et 15 ans. Nommé deux fois commandeur de la Légion d'honneur, Lorin Maazel a dirigé plus de 150 orchestres dans quelque 5 000 opéras ou compositions différentes et participé à plus de 300 enregistrements de Beethoven à Tchaïkovski, en passant par Debussy, Rachmaninoff et Strauss.
Il avait dirigé le Philharmonique de New York et l'Opéra d'État de Vienne. De la direction artistique ou musicale, il avait également eu des responsabilités-clés à l'Opéra de Berlin et au Philharmonique de Munich, notamment.

Merci pour ton génie
« Cher Lorin ! Un immense merci pour ton génie... », a écrit dans un tweet le ténor espagnol Placido Domingo, en apprenant le décès du grand chef d'orchestre. La ministre française de la Culture, Aurélie Filippetti, a de son côté salué la mémoire d'un « maître intransigeant mais profondément humaniste », qui a dirigé l'Orchestre national de France. Dans un tweet, le Philharmonique de Londres, où il avait encore dirigé des concerts en mars, s'est dit « catastrophé » d'apprendre la mort de son ancien cochef d'orchestre principal, avec qui « la relation a duré plus de 50 ans ». L'Orchestre symphonique de Londres également s'est dit « triste d'apprendre (ce) décès lors des répétitions » de son concert de dimanche soir.
Sur Twitter, le Royal Opera House de Londres a fait part de sa « tristesse ». C'est là, à Covent Garden, que Lorin Maazel avait inauguré le premier opéra qu'il avait composé, 1984, inspiré du livre de George Orwell, qui avait ensuite été joué à guichets fermés à La Scala de Milan. L'actuel chef d'orchestre du Philharmonique de New York, Alan Gilbert, s'est lui déclaré « absolument dévasté par la nouvelle choquante de la mort » de l'artiste. C'est aux commandes du Philharmonique de New York que Lorin Maazel avait donné un concert sans précédent en Corée du Nord en 2008, qui avait été retransmis en particulier à la télévision d'État nord-coréenne.

Au service des jeunes talents
Avec sa femme Dietlinde Turban Maazel, qui lui survit, ce père de famille et grand-père avait fondé le festival Castleton en 2009 sur leurs terres de Virginie, avec l'objectif affiché d'en faire « un ouvreur de perspectives », selon ses propres mots. « Reconnaissant la valeur qu'il avait lui-même tirée de ses tuteurs lorsqu'il était jeune, Maestro Maazel voulait (...) encourager les jeunes musiciens par la pédagogie », faire connaître de jeunes talents et apporter une « nouvelle énergie » à la musique classique, a salué le festival Castleton.
Décrivant sa mission au service des jeunes artistes, le mentor évoquait un travail qui était « encore plus qu'un travail d'amour, un travail de joie ! »
(Source : AFP)

Enfant prodige de la musique, le chef d'orchestre Lorin Maazel s'est éteint à l'âge de 84 ans.Né en France dans une famille de musiciens américains juifs, « Maestro Maazel » est décédé en Virginie (est des États-Unis) des suites d'une pneumonie, a annoncé le Castleton Festival, dont il était le fondateur. « Chef d'orchestre de renom international, Lorin Maazel avait consacré plus de 75 ans de sa vie à la musique (aux plus grands compositeurs et aux orchestres du monde entier) », ont écrit hier dans un communiqué les organisateurs du festival destiné aux jeunes talents en Virginie, près de Washington. « C'est dans sa maison de Castleton Farms, où il répétait pour le prochain festival annuel, qu'il est décédé dimanche », ajoutent-ils.Après sa naissance dans l'agglomération parisienne, le 6 mars 1930, le...
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En tant que mélomane, je ne peux que déplorer la perte du grand chef d'orchestre Lorin Maazel, surtout que son enregistrement des 40 eme et 41eme symphonies de Mozart a été l'un des tout premiers 33 tours de ma collection de vinyls, commencée dans les années soixante...Mais de là à parler de "génie", permettez-moi de n'être pas d'accord avec Placido Domingo! Comme le disait le grand musicologue et critique Antoine Goléa, "on est génie en composant, pas en dirigeant"...Un chef d'orchestre, aussi grand soit-il, ne peut prétendre au titre de génie: il ne fait qu'interpréter les chefs-d'oeuvre des vrais génies...

Georges MELKI

12 h 22, le 15 juillet 2014

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  • En tant que mélomane, je ne peux que déplorer la perte du grand chef d'orchestre Lorin Maazel, surtout que son enregistrement des 40 eme et 41eme symphonies de Mozart a été l'un des tout premiers 33 tours de ma collection de vinyls, commencée dans les années soixante...Mais de là à parler de "génie", permettez-moi de n'être pas d'accord avec Placido Domingo! Comme le disait le grand musicologue et critique Antoine Goléa, "on est génie en composant, pas en dirigeant"...Un chef d'orchestre, aussi grand soit-il, ne peut prétendre au titre de génie: il ne fait qu'interpréter les chefs-d'oeuvre des vrais génies...

    Georges MELKI

    12 h 22, le 15 juillet 2014

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