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Liban

Pour François Bassil

La convocation de François Bassil par la justice suite à une plainte déposée par un député outré par une déclaration du banquier à propos de la corruption de la classe politique libanaise laisse pantois. Où vit-on ? Et où va-t-on ? Figure de proue du secteur bancaire, le Dr Bassil a toujours agi avec un sens patriotique rare et n'a jamais cessé de semer le bien autour de lui. En dénonçant les abus commis par certains politiciens, sans les citer, il a exprimé une opinion évidente que partage la population libanaise dans son ensemble, échaudée par les agissements de quelques « fromagistes » (dixit le président Fouad Chéhab) qui, non contents de participer au vide constitutionnel qui paralyse le pays, se remplissent impunément les poches alors que le peuple crève de faim. Faut-il dresser la liste des « affaires » pour convaincre les sceptiques ? Faut-il citer des noms et des chiffres pour établir la vérité que nul n'ignore ? Doit-on exhumer les dossiers inexplicablement classés sans suite ? Ne nous leurrons pas ! Dire que le Liban est un pays corrompu est une lapalissade, un truisme.
D'après le rapport annuel de Transparency International, le pays du Cèdre est un cancre en matière de corruption : sur 177 pays observés, il figure à la 127e position ! En outre, depuis la ratification de la Convention des Nations unies contre la corruption (UNCAC) en 2008, plusieurs projets de loi anticorruption ont été élaborés, mais ils n'ont jamais été votés par nos députés qui, visiblement, ne font pas de cette question une priorité... D'après Le Commerce du Levant, « la corruption au Liban n'a cessé d'augmenter depuis les années 1990. La corruption à grande échelle d'abord, celle des politiciens et des hauts fonctionnaires, mais aussi la petite corruption administrative, encouragée par la dégradation des conditions économiques ». Au Liban, nous révèle enfin un sondage, 85 % des personnes interrogées trouvent que la corruption a empiré ces deux dernières années ; 68 % pensent que les partis politiques, le Parlement, les services de santé et les fonctionnaires sont corrompus. Le 12 février 2013, au cours d'une conférence de presse, le général Michel Aoun a déclaré : « Vous payez vos impôts, mais votre argent est dilapidé. Lorsque je disais que le Liban était pillé et non pas brisé, aucun journal ne reprenait en manchette ces propos qui sont confirmés aujourd'hui. Nous avons dans le pays des menteurs assermentés qui ont juré de ne jamais dire la vérité. » Le chef du CPL, député de surcroît, émettait là des accusations graves, mais il n'a pas été inquiété pour autant !
Au lieu de remercier François Bassil de ne pas pratiquer la langue de bois, on a eu l'outrecuidance de l'attaquer. Triste pays où l'on traque les justes au lieu de châtier les coupables ! Aux dernières nouvelles, le député en question a retiré sa plainte. Il a probablement compris que la vérité n'est pas un délit.

La convocation de François Bassil par la justice suite à une plainte déposée par un député outré par une déclaration du banquier à propos de la corruption de la classe politique libanaise laisse pantois. Où vit-on ? Et où va-t-on ? Figure de proue du secteur bancaire, le Dr Bassil a toujours agi avec un sens patriotique rare et n'a jamais cessé de semer le bien autour de lui. En dénonçant les abus commis par certains politiciens, sans les citer, il a exprimé une opinion évidente que partage la population libanaise dans son ensemble, échaudée par les agissements de quelques « fromagistes » (dixit le président Fouad Chéhab) qui, non contents de participer au vide constitutionnel qui paralyse le pays, se remplissent impunément les poches alors que le peuple crève de faim. Faut-il dresser la liste des...
commentaires (3)

Le députés en question a retire sa plainte car si celle-ci prenait son chemin il aurait été au sein d'un tourbillon qui lui aurait coûté cher puisqu'il est membre d'un parti réputé pour être le roi de la corruption et des affaires noires.

Pierre Hadjigeorgiou

16 h 22, le 09 juillet 2014

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Commentaires (3)

  • Le députés en question a retire sa plainte car si celle-ci prenait son chemin il aurait été au sein d'un tourbillon qui lui aurait coûté cher puisqu'il est membre d'un parti réputé pour être le roi de la corruption et des affaires noires.

    Pierre Hadjigeorgiou

    16 h 22, le 09 juillet 2014

  • On trouve la dithyrambe très mauvaise : dans toute la signification qu’on peut en donner. On peut plaisanter sur de l’intellectualisme dont on fait parade dans notre présomption, mais on supposait que l’objectivité n'avait pas été si touchée par de l’intellectualisme. Aussi, était-on éloigné d'imputer les fautes d’une fausse analyse à de l’intellectualisme faux ! Qui ne donne pas une fausse critique de la situation parce qu'il est possesseur d'une certaine idéologie, mais une analyse pseudo-certaine parce qu'il n'a pas compris la situation dans son engrènement ; pour user d'un mot spécieux ! Pourquoi parle-t-on de "notre raison" à nous qui ne se trompe jamais, dont il ne faut avoir que la conscience pour se trouver dans le vrai ? Et qu’on fait de l’intellectualisme faible, pour se leurrer d’être un esprit fort ? C’est nous- mêmes qui donnons la clé. On ne voit dans tout ceci qu'un simple malentendu. On ne trouve la solution que dans le Mythe, et que certains libanais ne savent pas ce qu'ils font, qu'ils se trompent ; i.e. que leur réflexion paraît chose indépendante de leur propre perception. L'hypothèse de "notre raison" est ainsi toute trouvée. Rien de plus facile que d'inventer du mysticisme, i.e. des mots sans aucun sens où le sens commun fait défaut ! En avouant qu'on ne comprend presque Rien à la situation ; en se servant de mots banalement sonores ; n'avoue-t-on pas qu'on est incapable de comprendre la réalité ? Pauvre bled avec un certain genre d’intellectualisme.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 30, le 09 juillet 2014

  • Encore une epilogue qui finit en queue de poisson. Triste realite. Triste pays.

    Cadige William

    10 h 06, le 09 juillet 2014

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