Tunisie
Caïd Essebsi, 87 ans, candidat à la présidence s'il est « en vie »
Béji Caïd Essebsi, ancien Premier ministre tunisien et chef de file de l'opposition aux islamistes âgé de 87 ans, a affirmé hier qu'il se présenterait à la présidentielle prévue d'ici à la fin de l'année s'il était encore « en vie ». « Pour le moment, mon intention est de me présenter » à l'élection présidentielle du 23 novembre, a déclaré M. Caïd Essebsi lors d'une conférence de presse. « Pour le moment, parce qu'il n'y a rien de définitif dans la vie. Si je suis en vie le jour des élections, évidemment, je ferai le maximum pour être là », a-t-il ajouté.
M. Caïd Essebsi avait déjà été désigné en mai comme candidat à la présidentielle par son parti Nidaa Tounes.
Tensions
La contestation se poursuivra, prévient un chef de l'opposition koweïtienne
Un chef de l'opposition koweïtienne, Musallam al-Barrak, a lancé un défi au gouvernement après sa libération sous caution en prévenant que la contestation allait se poursuivre dans le riche émirat pétrolier du Golfe. « Nous mettre en prison ne fera que renforcer notre détermination », a dit M. Barrak lors d'un rassemblement de l'opposition lundi soir près de la prison centrale où nombre d'activistes sont toujours détenus. « Nous n'arrêterons pas les protestations jusqu'à ce que nous parvenions à un gouvernement élu, qui sort des urnes », a ajouté ce ténor de l'opposition devant une foule en liesse qui célébrait sa libération. M. Barrak, un ancien député, a été remis en liberté sous caution après six jours de détention sous l'accusation d'avoir insulté le Conseil suprême de justice. Le 10 juin, il a publiquement accusé d'ex-responsables, dont des membres de la famille régnante, d'avoir détourné des dizaines de milliards de dollars et d'être impliqués dans des opérations de blanchiment d'argent.
Yémen
Les rebelles chiites s'emparent d'Amrane, près de Sanaa
Les rebelles chiites d'Ansaruallah, les Houthis, ont pris hier le contrôle de la ville d'Amrane, au nord de la capitale yéménite, y compris des postes de police et du QG de la 31e brigade de l'armée basés dans la ville, après d'âpres combats contre les forces gouvernementales, a affirmé un responsable local. Leurs combattants contrôlaient en soirée les points d'entrée et de sortie d'Amrane alors que d'autres patrouillaient en ville, a-t-on ajouté de même source.
Plus tôt, le Croissant-Rouge yéménite avait fait état de quelque 10 000 familles ayant fui en trois jours la ville en raison d'une intensification des combats.
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