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Moyen Orient et Monde - Ukraine

Kiev resserre l’étau autour des fiefs rebelles dans l’Est

Visite éclair du président Porochenko à Slaviansk, ex-bastion des insurgés prorusses.

Le président ukrainien Petro Porochenko (au centre) lors d’une visite éclair à Slaviansk, que les rebelles prorusses ont quittée samedi face à l’avancée de l’armée loyaliste. Gleb Garanich/Reuters

Le président ukrainien Petro Porochenko a promis hier la libération prochaine des grandes villes de l'est de l'Ukraine contrôlées par les séparatistes prorusses lors d'une visite éclair à Slaviansk, ancien bastion des insurgés.
En tenue de camouflage, accompagné de plusieurs de ses ministres et de nombreux gardes du corps, M. Porochenko a fait une brève apparition sur la place centrale de Slaviansk, place forte séparatiste évacuée samedi dernier par les rebelles face à l'avancée des forces loyales au gouvernement de Kiev. Il a été salué par plusieurs centaines d'habitants venus chercher l'aide humanitaire, a constaté un journaliste de l'AFP. Interrogé pour savoir quand il se rendrait de la même manière à Donetsk et à Lougansk toujours contrôlées par les séparatistes, il a répondu : « Très prochainement, je pense. »
En effet, les forces ukrainiennes resserraient hier leur étau autour ces deux capitales régionales, avec l'objectif déclaré d'obtenir la reddition des insurgés. « Toutes les routes menant vers Donetsk et Lougansk sont bloquées et des postes de contrôle y ont été établis par les forces de l'opération antiterroriste », a annoncé le porte-parole du Conseil de sécurité nationale et de défense Andriï Lyssenko. Il a affirmé que le président Porochenko a approuvé un plan de libération de ces villes, mais a refusé d'en dire plus « pour réserver une surprise déplaisante aux terroristes ». Il a par ailleurs désigné hier Vassil Gritsak comme chef du « centre antiterroriste » qui devient le responsable opérationnel de l'offensive visant à mâter la rébellion dans l'est du pays.
Le gouvernement ukrainien ne négociera pas avec les rebelles tant qu'ils n'auront pas déposé les armes, a pour sa part déclaré le ministre de la Défense Valeriï Gueleteï. Les conditions posées par Kiev constituent un refus implicite des propositions de compromis européennes. De leur côté, les présidents américain Barack Obama et français François Hollande ont adopté lundi soir un langage légèrement différent, appelant leur homologue russe Vladimir Poutine à « faire pression sur les séparatistes » prorusses « afin qu'ils acceptent le dialogue avec les autorités ukrainiennes », selon la présidence française.

Prêtre enlevé
Sur le terrain, un avion a mené des frappes sur une mine désaffectée dans les faubourgs ouest de la ville de Donetsk, non loin d'un lieu de cantonnement de combattants séparatistes prorusses, selon des témoignages recueillis par l'AFP.
Toujours dans cette ville, le père Tikhon, 43 ans, un prêtre catholique de rite oriental (uniate) qui a vigoureusement critiqué les séparatistes prorusses, a été enlevé par un groupe armé, « l'Armée orthodoxe russe », qui le garde prisonnier depuis six jours, a annoncé hier un prêtre protestant. Les proches du père Tikhon ont porté plainte auprès de la police, tandis que des prêtres et des dirigeants musulmans, catholiques uniates, protestants et orthodoxes subordonnés au patriarcat de Moscou ont signé une pétition adressée au maire de Donetsk pour lui demander d'intervenir pour sa libération.
À Lougansk, un taxi collectif a été touché par un obus en début de journée, faisant deux morts et quatre blessés, ont annoncé les autorités locales. Par ailleurs, l'aéroport de Lougansk, tenu par les forces loyalistes, a été la cible de tirs de chars. Le chef de la « République populaire de Lougansk », Valeriï Bolotov, a affirmé pour sa part que ses forces avaient réussi à repousser celles de Kiev et contrôlaient toujours le village d'Izvarine et le tronçon voisin de la frontière avec la Russie.
Parallèlement, les gardes-frontières ukrainiens ont rapporté hier avoir perçu « des signes de préparatifs des séparatistes à mener une guérilla le long de la frontière » et notamment à déclencher des tirs surprise contre les postes-frontières et les forces de « l'opération antiterroriste ».

(Sources : agences)

Le président ukrainien Petro Porochenko a promis hier la libération prochaine des grandes villes de l'est de l'Ukraine contrôlées par les séparatistes prorusses lors d'une visite éclair à Slaviansk, ancien bastion des insurgés.En tenue de camouflage, accompagné de plusieurs de ses ministres et de nombreux gardes du corps, M. Porochenko a fait une brève apparition sur la place centrale de Slaviansk, place forte séparatiste évacuée samedi dernier par les rebelles face à l'avancée des forces loyales au gouvernement de Kiev. Il a été salué par plusieurs centaines d'habitants venus chercher l'aide humanitaire, a constaté un journaliste de l'AFP. Interrogé pour savoir quand il se rendrait de la même manière à Donetsk et à Lougansk toujours contrôlées par les séparatistes, il a répondu : « Très prochainement, je...
commentaires (1)

Ils sont cuits! Ou est la Russie maintenant? Cette Russie que certains disaient être fidèle a leurs amis! Il n'y a pas d'amis ni d'ennemis en politique, il n'y a que des intérêts et ceux de la Russie ont été sérieusement secoués par les sanctions. Même les aides Chinoises n'ont pu les contrer aussi petites etaient elles. Cette saga sera aussi bientôt terminé.

Pierre Hadjigeorgiou

17 h 00, le 09 juillet 2014

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Commentaires (1)

  • Ils sont cuits! Ou est la Russie maintenant? Cette Russie que certains disaient être fidèle a leurs amis! Il n'y a pas d'amis ni d'ennemis en politique, il n'y a que des intérêts et ceux de la Russie ont été sérieusement secoués par les sanctions. Même les aides Chinoises n'ont pu les contrer aussi petites etaient elles. Cette saga sera aussi bientôt terminé.

    Pierre Hadjigeorgiou

    17 h 00, le 09 juillet 2014

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