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Coupe du Monde - Articles

Messi, un leader tout-terrain

Lionel Messi, d’un naturel plutôt timide, a su se faire violence pour s’imposer comme le véritable patron de l’Albiceleste. Juan Mabromata/AFP

D'un naturel plutôt timide, Lionel Messi a su se faire violence pour s'imposer comme le véritable patron de l'Albiceleste et assumer pleinement son rôle de leader de vestiaire et de capitaine. Le génial n° 10 du FC Barcelone est habitué à capter toute la lumière. Mais il a longtemps rechigné à endosser en sélection les habits du chef, la faute à son caractère réservé et peut-être à l'envie de ne pas trop se disperser pour laisser libre cours à son formidable talent sur le terrain.
Cette époque paraît révolue et le Mondial aura acté la métamorphose totale du quadruple Ballon d'or en homme à tout faire de son équipe nationale. Il y a d'abord des petits signes qui ne trompent pas. Messi est toujours le premier à descendre du bus de sa formation, le premier à pénétrer dans le stade, et surtout il n'hésite plus à dire tout haut ce qu'il pense, gardant sa langue de bois habituelle au placard. Après le succès contre la Bosnie lors du premier match de la Coupe du monde, il a laissé échapper son scepticisme sur le jeu pratiqué par l'Argentine. Le propos n'avait rien de véhément, loin de là, mais dans la bouche de Messi, il sonnait comme une critique à peine voilée.

Anomalie réparée
Alejandro Sabella a parfaitement compris le message et a opéré les changements tactiques réclamés par la « Pulga ». Le sélectionneur sait bien que sans Messi son équipe n'aurait aucune chance de remporter une troisième fois la Coupe du monde. Il se doit donc d'obéir au doigt et à l'œil à sa vedette, et la mettre dans les meilleures dispositions. Le contraste est total avec le Messi emprunté de 2006 et 2010, couvé par les anciens mais encore trop tendre pour élever la voix. L'étoile du Barça a mûri, s'est affirmée au fil des ans et impose désormais sa loi. « C'est une référence pour nous tous », déclare ainsi le défenseur Ezequiel Garay, alors que le milieu Lucas Biglia évoque à son sujet « un leader positif ».
Le parallèle avec le Maradona de 1986 s'impose, d'autant plus que Messi survole la compétition et tient à bout de bras une formation argentine totalement démunie sans lui. Le parcours de la « Pulga » au Brésil rappelle étrangement celui au Mexique du « Pibe de oro ». Oubliées les remarques acerbes le concernant au pays, qu'il a quitté très tôt pour rejoindre la « Masia » du Barça (à 13 ans) et où il n'a donc pas toujours joui d'une totale reconnaissance. Ses prestations passées en sélection, très décevantes, n'avaient pas non plus aidé sa cause.
L'anomalie est en train d'être réparée au Brésil. Avec 42 buts en équipe nationale à 27 ans, le record de Gabriel Batistuta (56 buts) ne sera bientôt plus qu'un souvenir et viendra s'ajouter à ses nombreux faits d'armes sous la tunique blaugrana. Il ne lui reste plus qu'à monter sur le toit du monde dimanche au Maracana pour regarder, enfin, Maradona droit dans les yeux. En patron !

(Source : AFP)

D'un naturel plutôt timide, Lionel Messi a su se faire violence pour s'imposer comme le véritable patron de l'Albiceleste et assumer pleinement son rôle de leader de vestiaire et de capitaine. Le génial n° 10 du FC Barcelone est habitué à capter toute la lumière. Mais il a longtemps rechigné à endosser en sélection les habits du chef, la faute à son caractère réservé et peut-être à l'envie de ne pas trop se disperser pour laisser libre cours à son formidable talent sur le terrain.Cette époque paraît révolue et le Mondial aura acté la métamorphose totale du quadruple Ballon d'or en homme à tout faire de son équipe nationale. Il y a d'abord des petits signes qui ne trompent pas. Messi est toujours le premier à descendre du bus de sa formation, le premier à pénétrer dans le stade, et surtout il n'hésite plus à...
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