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Liban

Le Hezbollah relance l’idée de l’élection du « président fort »

« Notre participation aux combats en Syrie a sauvé la patrie », répète le parti chiite.

Le chef du bloc du Hezbollah, le député Mohammad Raad, lors d’une cérémonie de commémoration hier, à Kfartebnit, d’un combattant du parti tué en Syrie. Photo ANI

Les positions actuelles du Hezbollah, ne touchant que de peu aux détails de la politique libanaise, y compris la présidentielle, portent surtout sur la menace takfiriste dans la région.
Le chef du bloc de Fidélité à la résistance, le député Mohammad Raad, a estimé que « ceux qui ont permis à Daech d'émerger sont les alliés d'Israël dans la région, qui veulent aider l'entité sioniste et libérer l'ennemi israélien ». « Ils devront donc assumer les conséquences de leurs actes », a-t-il ajouté, lors d'une cérémonie organisée par le Hezbollah pour commémorer la semaine du décès de Sajed Hachem Hamad à Kfartebnit, en présence du député Abdellatif Zein et de notables de la région.
S'exprimant lui aussi lors de la commémoration de la semaine du décès de Mahmoud Abbas Chehadé dans le village de Batoulay au Liban-Sud, le député Nawaf Moussaoui a défendu, « à l'adresse de ceux qui la critiquent, notre décision de nous rendre en Syrie pour protéger la résistance ». « Plus personne au monde ne met en cause la décision du Hezbollah, sans laquelle les takfiristes auraient envahi nos villes et nos villages en moins de deux heures, nous tuant et nous massacrant », a-t-il ajouté, revenant sur les développements en Irak. Et de préciser : « Selon nos informations, même s'ils ne le disent pas ouvertement, tous les Libanais sont convaincus dans leur intimité que le Hezbollah a eu raison d'intervenir en Syrie, puisqu'il a ainsi sauvé le Liban de la perdition. »
Dans ce contexte, il a salué « la formule approuvée par le gouvernement pour mettre en marche son travail, sur la base du consensus ». Il a souhaité une relance similaire au niveau du pouvoir législatif, « puisque le pouvoir exécutif au Liban ne suffit pas à lui seul et que de nombreux projets et propositions de loi, qui touchent aux doléances citoyennes, attendent d'être votés en séance plénière ». Le député du bloc du Hezbollah a salué dans ce cadre « les efforts du président de la Chambre Nabih Berry pour la relance du travail du Parlement ». « Rien ne justifie la suspension des activités du législatif, et encore moins les prétextes sans fondement constitutionnel. » « Nous demandons à nos partenaires au sein du gouvernement de relancer le travail parlementaire comme nous avons réussi à le faire de l'exécutif. »
S'agissant par ailleurs de la présidentielle, ce « partenariat » amènerait à élire « un président fort ». « Les appréhensions ressenties, surtout par nos partenaires chrétiens, face aux souffrances des Syriens et des Irakiens, nous incitent à adresser un message clair à nos partenaires nationaux : nous tenons à vous et appelons à prendre ensemble une décision audacieuse, motivée par le consensus, celle d'élire un président fort. » Un président fort serait « capable d'inspirer à sa communauté la force, l'efficacité et la sécurité, et de faire sentir, en même temps, aux chrétiens d'Orient que l'espoir demeure pour une société politique et civile dans cette région pluraliste ». « Les parties concernées doivent donc prendre la décision de soutenir ce président fort en tant que candidat consensuel », a-t-il conclu.
Par ailleurs, le vice-président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Kaouk, a renvoyé explicitement au 14 Mars « la responsabilité de renforcer la crise, en campant sur leur décision de bloquer le Parlement ». Cette décision signifierait que « le 14 Mars menace le fondement de l'entité libanaise ». « Les intentions réelles du 14 Mars sont désormais connues : ils ne veulent pas l'édification de l'État mais seulement le monopole du pouvoir. » En même temps, il a appelé à « une position nationale unifiée et solide du 8 et du 14 Mars face au terrorisme takfiriste ».

Les positions actuelles du Hezbollah, ne touchant que de peu aux détails de la politique libanaise, y compris la présidentielle, portent surtout sur la menace takfiriste dans la région.Le chef du bloc de Fidélité à la résistance, le député Mohammad Raad, a estimé que « ceux qui ont permis à Daech d'émerger sont les alliés d'Israël dans la région, qui veulent aider l'entité sioniste et libérer l'ennemi israélien ». « Ils devront donc assumer les conséquences de leurs actes », a-t-il ajouté, lors d'une cérémonie organisée par le Hezbollah pour commémorer la semaine du décès de Sajed Hachem Hamad à Kfartebnit, en présence du député Abdellatif Zein et de notables de la région.S'exprimant lui aussi lors de la commémoration de la semaine du décès de Mahmoud Abbas Chehadé dans le village de Batoulay au...
commentaires (3)

Un clown de plus ne surprend plus personne. Le comble dans cette histoire c'est que Ra33oud a décidé que plus personne au Liban ne doute du bien fonde de l'intervention du Hezbollah en Syrie. Il prend ses désirs pour réalité cet énergumène tout comme Aoun qui a décidé être consensuel après avoir piétiné la dignité et l'honneur de tous les autres en les insultants nuits et jours! Il a cependant raison sur une chose le Raad, nous avons en effet besoin d'un président fort! Et celui la c'est quelqu'un du style et de la trempe de Samir Geagea. Aoun n'est même pas a la hauteur de gérer un parti, la preuve le sien s'effrite. Alors seulement il y aura des possibilités de sortir du trou dans lequel le Liban s'est glissé a cause des armes et de l'arrogance du Hezbollah.

Pierre Hadjigeorgiou

13 h 32, le 08 juillet 2014

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Commentaires (3)

  • Un clown de plus ne surprend plus personne. Le comble dans cette histoire c'est que Ra33oud a décidé que plus personne au Liban ne doute du bien fonde de l'intervention du Hezbollah en Syrie. Il prend ses désirs pour réalité cet énergumène tout comme Aoun qui a décidé être consensuel après avoir piétiné la dignité et l'honneur de tous les autres en les insultants nuits et jours! Il a cependant raison sur une chose le Raad, nous avons en effet besoin d'un président fort! Et celui la c'est quelqu'un du style et de la trempe de Samir Geagea. Aoun n'est même pas a la hauteur de gérer un parti, la preuve le sien s'effrite. Alors seulement il y aura des possibilités de sortir du trou dans lequel le Liban s'est glissé a cause des armes et de l'arrogance du Hezbollah.

    Pierre Hadjigeorgiou

    13 h 32, le 08 juillet 2014

  • IL FAUT RIRE... CAR COMMENT FORT QUAND COIFFÉ ???

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 03, le 08 juillet 2014

  • "Notre participation aux combats en Syrie" a été indirectement le grand soutien à Daech et a plongé "la patrie" dans l'enfer du terrorisme de cette organisation et de ses soeurs. Et assez de mensonges ! Basta !

    Halim Abou Chacra

    06 h 53, le 08 juillet 2014

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