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Liban

Joumblatt : Le blocage persistant affaiblit la fonction présidentielle

Le chef du PSP estime qu'en attendant « un compromis », des dossiers vitaux peuvent être soulevés.

Le député Walid Joumblatt s'est interrogé hier, sur le ton du sarcasme, « si la population libanaise doit, compte tenu du blocage présidentiel, faire allégeance au nouveau calife de l'État islamique »?
Plus sérieusement, et dans l'éditorial hebdomadaire qu'il signe dans al-Anba', M. Joumblatt a déclaré : « En attendant un peu plus de modestie de la part des hauts dirigeants et un accord sur un compromis présidentiel, va-t-on abandonner le Liban aux vents violents qui soufflent sur la région (...) et ces prises de position n'affaiblissent-elles pas la plus haute fonction assumée par un chrétien au sein de l'appareil d'État? »
Se reprenant, le leader druze est convenu que la présidentielle libanaise a « franchi les frontières » et qu'elle s'est imbriquée avec « ce qui commence à Mossoul et ne s'achève pas à Damas ».
Partant, a-t-il enchaîné, ne serait-il pas utile, en attendant un compromis, de s'interroger sur les dossiers qui touchent à la vie quotidienne des Libanais et leur importent « bien plus que la comédie bouffonne » qu'est devenue la présidentielle.
Au nombre des dossiers qui, pour M. Joumblatt, doivent être soulevés, figure en premier celui de l'électricité qui, avec un déficit annuel d'un milliard de dollars, devrait recevoir l'attention prioritaire des responsables. « Pourquoi ne construit-on pas, une bonne fois pour toutes, de nouvelles centrales? » s'est-il interrogé.
M. Joumblatt a également cité le dossier des amendes aux empiètements à la loi sur les biens-fonds maritimes, « un dossier escamoté chaque fois qu'il se pose » ; celui de la grille des salaires et des vacataires de l'Université libanaise « dans la conciliation des intérêts de tous, y compris de l'État et des secteurs productifs » ; celui de l'indispensable réforme des administrations « minées par la bureaucratie, le gaspillage et la corruption » ; du contrôle des dépenses aux ministères de la Santé et de l'Éducation, « dans la préservation du rôle social de l'État » ; celui de la lutte contre le gaspillage et la corruption aux Douanes dont les recettes ont baissé, malgré l'augmentation substantielle des importations, entre 2008 et 2012 ; celui de l'évasion fiscale chez les individus et les sociétés, ce qui pourrait rapporter 1,25 milliard de dollars de recettes, considérant le volume du PIB, qui se situe autour de 43 milliards de dollars ; celui des ressources hydrauliques et de la lutte contre la sécheresse ; celui du tourisme et de sa stimulation.
Et M. Joumblatt de conclure en se félicitant qu'une lueur d'espoir existe quand même, dans notre vie quotidienne, et qu'elle est due « à l'augmentation du niveau de coordination entre les forces de l'ordre, face aux menaces croissantes et pour prévenir un surcroît de dégradation sur le plan sécuritaire lié à la crise régionale. »

Le député Walid Joumblatt s'est interrogé hier, sur le ton du sarcasme, « si la population libanaise doit, compte tenu du blocage présidentiel, faire allégeance au nouveau calife de l'État islamique »?Plus sérieusement, et dans l'éditorial hebdomadaire qu'il signe dans al-Anba', M. Joumblatt a déclaré : « En attendant un peu plus de modestie de la part des hauts dirigeants et un accord sur un compromis présidentiel, va-t-on abandonner le Liban aux vents violents qui soufflent sur la région (...) et ces prises de position n'affaiblissent-elles pas la plus haute fonction assumée par un chrétien au sein de l'appareil d'État? »Se reprenant, le leader druze est convenu que la présidentielle libanaise a « franchi les frontières » et qu'elle s'est imbriquée avec « ce qui commence à Mossoul et ne s'achève pas...
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