Il y aura un absent sur l'affiche... Le Brésil affrontera l'Allemagne mardi en demi-finale sans son attaquant vedette Neymar, contraint de renoncer à la fin du Mondial en raison d'une fracture à une vertèbre.
Pour accéder au dernier carré, les Brésiliens ont signé, face à la Colombie (2-1), leur prestation la plus aboutie depuis le début du Mondial, alors que l'Allemagne a battu la France (1-0).
Une étoile manquera Brésil-Allemagne et la fin du Mondial : Neymar, victime d'une fracture d'une vertèbre face aux Colombiens. Une absence qui s'ajoutera à celle du capitaine et patron de la défense, Thiago Silva, suspendu.
Neymar a été touché au dos lors d'un choc violent avec le Colombien Zuniga en fin de match. Evacué sur une civière, il a été transporté dans un hôpital de Fortaleza.
"L'examen a montré qu'il souffre d'une fracture au niveau de la 3e vertèbre lombaire", a déclaré Rodrigo Lasmar, le médecin de l'équipe, à des journalistes à la fin du match, précisant "il est forfait pour la fin du Mondial". "Ce n'est pas une fracture très sérieuse nécessitant une chirurgie, mais il va devoir porter une ceinture qui limite les mouvements", a-t-il déclaré.
Neymar, auteur de quatre buts depuis le début du Mondial, ratera donc Brésil - Allemagne, mardi à Belo Horizonte; une demi-finale entre deux habitués du dernier carré, et même au-delà. La preuve? Lors de leur 5e et dernier titre, en 2002, les Brésiliens avaient battu l'Allemagne en finale (2-0) à Yokohama (Japon).
Effet psychologique
Douze ans plus tard, le sélectionneur est le même. Et en cinq jours, depuis la qualification face au Chili (1-1, 3 t.a.b. à 2), Luiz Felipe Scolari a su changer les dispositions mentales de son équipe.
Oubliées les larmes du gardien Julio Cesar, avant la séance de tirs au but dont il fut le héros, et les prières du capitaine Thiago Silva. Cette fois, la Seleçao a présenté une équipe de guerriers.
Peut-être l'effet de la visite de la psychologue Regina Brandao, convoquée d'urgence au centre d'entraînement de Teresopolis.
Sa mission : redonner confiance aux joueurs en leur faisant comprendre que la peur neutralise leur potentiel, alors que le potentiel doit leur permettre de dominer la peur.
Son apport fut palpable. Brocardé pour avoir refusé de prendre part à la séance de tirs au but face aux Chiliens, Thiago Silva est apparu transcendé, au point d'inscrire le premier but (7e). Avant de récolter un carton jaune inutile en seconde période, qui le privera de la demi-finale.
Les Brésiliens ont ensuite pris deux longueurs d'avance grâce à un coup franc magistral de David Luiz (2-0, 69e).
Et les vertus mentales retrouvées ont joué un rôle essentiel face à l'accumulation des problèmes. D'abord, le retour des Colombiens, grâce à un penalty de James Rodriguez, auteur de son sixième but depuis le début du Mondial (2-1, 80e).
Neuer écoeure les Français
En demi-finale, la Seleçao croisera un vieil habitué des podiums. Toujours (au moins) placée, l'Allemagne, trois fois championne du monde (1954, 1974, 1990), court après un titre majeur depuis son succès à l'Euro-1996.
La Nationalmannschaft a rapidement ouvert le score sur une tête du défenseur central Mats Hummels sur un coup franc, parfaitement ajusté par Tony Kroos (13e). Ensuite, les Allemands se sont contentés de gérer leur avantage, en plaçant quelques contres.
Les Français se sont certes créé quelques occasions, par Valbuena, Benzema ou Varane, mais ils n'ont jamais véritablement inquiété les Allemands, sous la chaleur moite de Rio (28°C et 88% de taux d'humidité). En cas d'alerte chaude, la Mannschaft peut avancer deux assurances tout risque; le gardien Neuer et le défenseur Hummels pour combler les brèches ou calmer les ardeurs adverses.
Neuer a notamment douché les derniers espoirs français d'une manchette impeccable sur un tir à angle fermé de Benzema sur l'ultime attaque du match...
La France, championne du monde 1998, échoue elle dans sa quête de retrouver le dernier carré, où elle n'est plus apparue depuis 2006. Surtout, les "Bleus", déjà battus en demi-finales des Mondiaux 1982 et 1986, échouent pour la troisième fois face aux Allemands dans un match à élimination directe.
Une fois leur qualification assurée, les Allemands sont allés saluer leurs supporteurs. Puis, une fois les obligations d'après-match évacuées, ils ont sûrement jeté un oeil sur le comportement du Brésil face à la Colombie... Pour avoir une idée précise de la mission qui les attend.
Les deux derniers quarts de finale seront disputés samedi : Argentine - Belgique à Brasilia (16h00 GMT) et Pays-Bas - Costa Rica à Salvador (20h00 GMT).
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