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Économie - Grille Des Salaires

« Ils veulent démanteler les institutions étatiques », accuse Gharib

Hanna Gharib : Après trois ans de lutte, le CCS ne fera pas marche arrière. Photo Samy Ayyad

« Ils sont en train d'anéantir ce qui reste des institutions étatiques, ils refusent d'accorder aux fonctionnaires, aux journaliers et aux contractuels leurs droits », a martelé hier le président du Comité de coordination syndical (CCS), Hanna Gharib, se référant aux organismes économiques et aux défenseurs de la privatisation. Ses déclarations ont eu lieu lors d'une rencontre commune entre professeurs et fonctionnaires dans les locaux de la Mécanique à Dekouané. Le lieu était fermé au public hier et le restera aujourd'hui pour soutenir l'action du CCS dans sa lutte pour l'approbation de la grille des salaires. Par ailleurs, la majorité des administrations publiques dans toutes les régions du pays se sont jointes à la grève de deux jours (1er et 2 juillet) à laquelle avait appelé le CCS la semaine dernière.


Pour M. Gharib, ce n'est donc plus une question de grille des salaires, mais bien « un projet visant à éliminer ce qui reste de l'État providence ». « Vous n'avez plus le choix, adoptez cette grille, donnez aux gens leurs droits », a-t-il répété une nouvelle fois, s'adressant aux députés. « Après trois ans de lutte, le CCS ne fera pas marche arrière », a assuré M. Gharib, qui a par ailleurs appelé à la « création d'une alliance sociale pour préserver l'État providence ».


Même son de cloche du côté du président de la Ligue des fonctionnaires de l'administration publique, Mahmoud Haïdar, qui a exhorté les députés à prendre leurs responsabilités. « La situation sécuritaire exige des blocs parlementaires – et il est du devoir de tous les politiciens du pays – de traiter sérieusement les dossiers et d'élire un président », a-t-il déclaré. « Nous poursuivons le mouvement de grève et de protestation, tout en tenant compte des circonstances qui prévalent au Liban », a-t-il dit. M. Haïdar a par ailleurs salué Ali Berro, un membre du CCS en grève de la faim depuis 13 jours.

« Ils sont en train d'anéantir ce qui reste des institutions étatiques, ils refusent d'accorder aux fonctionnaires, aux journaliers et aux contractuels leurs droits », a martelé hier le président du Comité de coordination syndical (CCS), Hanna Gharib, se référant aux organismes économiques et aux défenseurs de la privatisation. Ses déclarations ont eu lieu lors d'une rencontre commune entre professeurs et fonctionnaires dans les locaux de la Mécanique à Dekouané. Le lieu était fermé au public hier et le restera aujourd'hui pour soutenir l'action du CCS dans sa lutte pour l'approbation de la grille des salaires. Par ailleurs, la majorité des administrations publiques dans toutes les régions du pays se sont jointes à la grève de deux jours (1er et 2 juillet) à laquelle avait appelé le CCS la semaine...
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