Polémique
La Soudanaise chrétienne arrêtée et inculpée d'usage de faux
La Soudanaise chrétienne menacée de mort malgré l'annulation de sa condamnation à mort pour apostasie a été inculpée d'usage de faux après avoir été empêchée de quitter le Soudan, a annoncé hier un avocat, Mohanad Mustafa. « Elle est en état d'arrestation », a déclaré M. Mustafa.
Les autorités soudanaises accusent désormais Meriam Yahia Ibrahim Ishag d'avoir présenté un faux document et fourni de fausses informations lorsqu'elle a cherché à se rendre à Washington mardi avec son mari, qui a la double nationalité américaine et sud-soudanaise, son fils de 20 mois et sa petite fille née en détention. Le ministre soudanais de l'Information, Ahmad Bilal Osmane, a expliqué que la jeune femme aurait dû utiliser un passeport soudanais, mais l'avocat a expliqué qu'elle n'en avait pas. « C'est là tout le problème. Elle a pris un document étranger pour voyager. Ce qu'elle a fait est illégal », a insisté M. Osmane, tout en assurant que la situation pouvait être résolue.
Espagne
La justice ouvre la voie à un éventuel procès pour l'infante Cristina
Six jours seulement après l'avènement de Felipe VI, José Castro, un juge espagnol, a maintenu hier l'inculpation pour fraude fiscale de la sœur du roi, l'infante Cristina, dans l'affaire de corruption dont le principal accusé est Iñaki Urdangarin, son époux, soupçonné d'avoir détourné plusieurs millions d'euros d'argent public. Le juge a donc confirmé l'inculpation de 16 personnes dont Cristina, son mari, âgé de 46 ans, et l'ex-associé de ce dernier Diego Torres, soupçonnés tous deux d'avoir détourné 6,1 millions d'euros d'argent public via l'institut Noos. La décision de les renvoyer ou non en procès sera prise par le tribunal provincial, une instance supérieure, une fois épuisés les appels, dont celui du procureur anticorruption, qui juge les indices insuffisants, et de la défense.
Turquie
Un projet de loi pour relancer les négociations de paix avec le PKK
Le gouvernement islamo-conservateur turc va présenter un projet de loi destiné à raviver les négociations de paix, aujourd'hui paralysées, avec les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a annoncé le vice-Premier ministre Besir Atalay, précisant qu'ils allaient le « présenter au Parlement d'ici à un ou deux jours », avant la fin de sa session actuelle le 28 juin. Un responsable gouvernemental a précisé que le texte inclurait des « garanties légales » destinées à encadrer les discussions ouvertes à l'automne 2012 entre le régime d'Ankara et le chef emprisonné du PKK Abdullah Öcalan. Selon les médias turcs, ce texte devrait notamment garantir l'impunité aux responsables du pays, élus, hauts fonctionnaires ou militaires, impliqués dans les négociations avec le PKK.
Pakistan
Arrestations massives après l'attaque contre un avion à Peshawar
La police pakistanaise a annoncé avoir arrêté hier près de 200 suspects au lendemain des tirs sur un avion à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan. L'Airbus A310 de la compagnie publique Pakistan International Airlines (PIA), en provenance de Riyad avec plus de 170 passagers à bord, a été attaqué mardi peu avant minuit alors qu'il allait se poser. Une passagère a été tuée et deux stewards qui se trouvaient également à bord ont été blessés, dont l'un était toujours dans un état grave en début de soirée, selon l'hôpital militaire local.
Euthanasie
L'Europe demande le maintien en vie d'un tétraplégique, contre l'avis de la France
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a demandé mardi soir le maintien en vie d'un Français tétraplégique en état végétatif dont le sort déchire la famille, contredisant un jugement de dernier ressort en France favorable à l'arrêt des soins. « Ayant pris connaissance de l'arrêt rendu par le Conseil d'État » français, la CEDH a demandé à la France « de faire suspendre l'exécution de cet arrêt pour la durée de la procédure devant la Cour », précise la juridiction européenne dans un courrier adressé au gouvernement français.
Scandale
Excuses de David Cameron au Parlement sur le dossier des écoutes
David Cameron a présenté hier des excuses devant le Parlement britannique pour avoir employé entre 2007 et 2011 comme conseiller en communication Andy Coulson, jugé coupable d'écoutes téléphoniques illégales en bande organisée dans le cadre du scandale News of the World. « Je reconnais ma totale responsabilité pour avoir embauché Andy Coulson, sur la base d'assurances qui m'avaient été données. Je suis désolé, c'était une mauvaise décision », a dit le Premier ministre conservateur devant les parlementaires.
Yémen
Des combats entre armée et rebelles chiites font 13 morts civils
Treize civils, dont cinq enfants et deux femmes, ont été tués dans de violents combats dans la nuit de mardi à mercredi dans la ville d'Amrane, au nord de Sanaa, a indiqué une source médicale de l'hôpital de la ville. Une source militaire a affirmé que 22 rebelles ont été tués dans les combats, mais ce bilan n'a pu être confirmé de source médicale ou indépendante. Plusieurs trêves entre armée et rebelles chiites (ou houthis) se sont effondrées à Amrane et sa région où les combattants d'Ansarullah sont soupçonnés de chercher à gagner du terrain pour élargir leur zone d'influence dans le futur État fédéral qui doit compter six provinces.
Bahreïn
L'opposant chiite Khalil al-Marzouq acquitté
Un tribunal pénal de Manama a acquitté hier le dirigeant de l'opposition chiite Khalil al-Marzouq, jugé sous l'accusation d'« incitation au terrorisme » à Bahreïn, théâtre depuis 2011 d'une contestation antirégime, a-t-on appris de source judiciaire. M. Marzouq était vice-président de la Chambre des députés avant qu'il ne s'en retire avec les 17 autres parlementaires d'al-Wefaq en février 2011 pour dénoncer la violente répression visant les manifestants antirégime. Son acquittement intervient alors que l'opposition et le pouvoir peinent à reprendre un dialogue, actuellement au point mort après avoir été lancé pour sortir Bahreïn de sa crise politique.
Tunisie
Élections législatives le 26 octobre, présidentielle le 23 novembre
L'Assemblée constituante tunisienne (ANC) a fixé hier les élections législatives au 26 octobre et la présidentielle au 23 novembre, des scrutins cruciaux qui doivent doter la Tunisie d'institutions pérennes plus de trois ans après la révolution. L'organisation des élections en 2014 a été décidée dans le cadre d'un accord conclu à l'issue d'un « dialogue national » entre les différents partis tunisiens pour résoudre une profonde crise politique déclenchée par les assassinats de deux opposants en 2013. Cet accord a permis l'adoption de la nouvelle Constitution et a conduit les islamistes d'Ennahda, vainqueurs des premières élections libres de l'histoire du pays en octobre 2011, à laisser le pouvoir à un gouvernement d'indépendants en début d'année.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef