Eli Wallach est apparu au générique de quelque 80 films. Il avait reçu en 2010 un oscar honorifique pour l’ensemble de sa carrière (ici en compagnie du chanteur Tony Bennett), qui s’est prolongée pendant plus de 60 ans. Il a tourné pour de grands noms de Hollywood comme John Ford, William Wyler ou Stanley Donen, mais aussi Jack Nicholson et Edward Norton. Fred Prouser/archives/Reuters
L'acteur américain Eli Wallach, connu notamment pour avoir incarné le truand dans le western Le bon, la brute et le truand (The Good, the Bad and the Ugly) de Sergio Leone, est décédé à l'âge de 98 ans, a rapporté le New York Times en citant sa fille Katherine. Les dernières apparitions de ce géant de Hollywood remontaient à 2010 dans les films d'Oliver Stone Wall Street : l'argent ne dort jamais et The Ghost writer de Roman Polanski.
Eli Wallach est apparu au générique de quelque 80 films. Il avait reçu en 2010 un oscar honorifique pour l'ensemble de sa carrière, qui s'est prolongée plus de 60 ans. L'académie avait à cette occasion salué un acteur « caméléon, capable de se glisser sans effort dans la peau d'un large éventail de personnages. »
Né à Brooklyn (New York), Eli Wallach a débuté sa carrière d'acteur par le théâtre avant d'entrer en 1948 dans la prestigieuse école Actors Studio. Dans les années 1950, il a remporté un Tony – qui récompense les acteurs de théâtre – pour son rôle de chauffeur de camion dans la pièce de Tennessee Williams The Rose Tattoo. À quarante ans passés, il fera des débuts remarqués au cinéma en 1956 dans Baby Doll sous la direction d'Elia Kazan. Suivront en 1960 un autre classique du cinéma The Seven Mercenaries, signé John Sturges, puis The Misfits, de John Huston, avec Clark Gable et Marilyn Monroe en 1961, ou encore Lord Jim, de Richard Brooks, en 1965.
Avec Belmondo et Bourvil
Mais c'est définitivement son rôle de Tuco, criminel dont la tête est mise à prix et complice hirsute et volubile de Blondin (Clint Eastwood) dans The Good, the Bad and the Ugly (Le bon, la brute et le truand) de Sergio Leone, qui le fait connaître dans le monde entier. Le film se déroule en pleine guerre de Sécession. Trois bandits (Eastwood – le bon, Wallach – le truand et Lee Van Cleef – la brute) se préoccupent surtout de s'approprier un chargement d'or caché. Tous les coups bas sont permis entre les trois lascars. Sorti en 1966, ce long métrage est le dernier volet de la trilogie du réalisateur italien Sergio Leone, qui avait déjà réuni Eastwood et Van Cleef dans For a Few Dollars More (1965), et auparavant Clint Eastwood et Gian Maria Volonte dans For a Fistful of Dollars (1964).
The Good, the Bad and the Ugly est devenu non seulement l'un des westerns les plus connus au cinéma, mais est également considéré comme l'incarnation du western spaghetti. De ce film mythique, seuls Clint Eastwood et Ennio Morricone, qui a signé la musique, sont encore vivants, a rappelé sur Twitter le président du Festival de Cannes, Gilles Jacob. Des Seven Mercenaries, le seul survivant est Robert Vaughn, âgé de 81 ans.
Par la suite, Eli Wallach a tourné dans The Godfather III, en 1990, sous la direction de Francis Ford Coppola, dans lequel il jouait le rôle de Don Altobello. Il a encore tourné pour de grands noms de Hollywood comme John Ford, William Wyler, Stanley Donen, Irwin Winckler, mais aussi Jack Nicholson et Edward Norton. Eli Wallach avait également tenu un rôle dans un des grands succès du cinéma français : Le cerveau, de Gérard Oury, avec Jean-Paul Belmondo et Bourvil.
Marié, Eli Wallach avait trois enfants.
(Source : AFP)

