Depuis bientôt quarante ans, les jours, les mois et les années passent et la République et ses citoyens s'enlisent, émigrent ou trépassent. Quel triste sort pour une jeune société qui, disait-on, rayonnait sur cette géographie du monde et l'inondait de sa lumière, de sa culture et de son humanisme. Où sont-ils donc passés ces hommes qui ont combattu pour porter haut et loin le destin de cette page de l'histoire contemporaine du pays du Cèdre ? Une kyrielle de personnalités diverses et talentueuses ont en effet, depuis 1943, marqué, grâce à leur intelligence, leurs savoir-faire, leur adaptabilité et leur ouverture, non seulement leur patrie, mais aussi le monde dans tous les secteurs confondus. Cette dynamique assez exceptionnelle a été malheureusement touchée de plein fouet après 1975, bloquée et négligée à l'intérieur, elle a continué à s'épanouir et à briller de tous ses feux uniquement à l'étranger.
Les causes de ce vide sont multiples et diverses, mais la seule véritable explication, c'est l'incapacité des chefs politiques actuels à s'extraire de toutes les influences étrangères, à s'unir autour d'une seule et même identité libanaise, à avoir une vision claire de l'avenir de la République et enfin à gérer la trop grande richesse de son tissu socioculturel. Ce triste constat explique qu'à chaque secousse grave, la définition et les limites de l'entité nationale se réduisent comme peau de chagrin et la déstabilisation s'invite dans le panorama, pour alimenter les dissensions politiques et interrompre les activités économiques. Ajouter à cela une manipulation médiatique systématique, inconsciente ou préméditée, qui vulnérabilise davantage la situation et bloque tous les processus de normalisation potentielle. Noam Chomsky, linguiste nord-américain, énonce en 2010, « dix stratégies de manipulation à travers les médias », et conclut sa liste par une citation de Bouddha très révélatrice de l'obligation pour tous, de rester en éveil : « La vigilance est le chemin du royaume immortel. La négligence, celui qui conduit à la mort. »
À cette étape cruciale de notre devenir et de celui de tout l'Orient, certains de nos « vaillants politiques » en sont encore à s'autodétruire et à neutraliser davantage l'État et ses institutions. Ils ont même, à l'occasion d'une échéance constitutionnelle essentielle, à savoir l'élection présidentielle, omis d'accomplir leurs devoirs démocratiques les plus élémentaires, et se permettent de mélanger de façon éhontée leurs intérêts personnels et ceux de la nation et du peuple libanais. Ils ont même réussi à imposer aux chefs des communautés religieuses leurs élucubrations et cherché à les impliquer de force dans leurs bazars et leurs divisions. Mais sont-ils vraiment conscients de la gravité de leur attitude ?
Réalisent-ils que les dédoublements de personnalité dans la gestion de la chose publique pourraient entraîner une neutralisation de l'opinion publique, une généralisation de la médiocrité du tissu socioculturel, et certainement une dilution quasi définitive de l'entité nationale ? Quel avenir les jeunes générations doivent-elles attendre de ces tristes sires ?
Comment reconstruire la République avec une Assemblée nationale en état de déliquescence totale ? Comment accorder l'ignorance, la mauvaise foi et la corruption de certains responsables avec le devoir de bonne gouvernance de l'État et de ses institutions ?
Qu'attendent les citoyens et les sociétés civiles pour réagir ?
Est-il permis que de belles intelligences, libres, indépendantes et souverainistes continuent, malgré leurs cultures et leurs traditions démocratiques, d'accepter encore de se plier aux desiderata et frasques politiques de bon nombre de leurs représentants au Parlement sans même sourciller ?
Il faut combattre cet état des choses sans plus tarder et surtout ne rien négliger. Il suffit pour ce faire de regarder autour de notre pays, pour voir comment certaines nations ont su dépasser leurs handicaps et reprendre le chemin du développement, alors que d'autres sont tombées dans les traquenards de l'histoire. La Tunisie, qui est très proche de par sa géographie, son tissu socioculturel et son économie du Liban, a réussi dans ce domaine un parcours exemplaire. Entreprise par des nationalistes convaincus, mus par une maturité collective et citoyenne et un désir de transparence et de crédibilité, la « révolte du jasmin » s'est fixé pour buts de provoquer, avec un minimum de violence et un maximum de raison, le renversement de dictateurs, le changement de régime et l'adoption de réformes du système politique. Après trois ans de luttes, quelques dérapages et l'adoption d'une nouvelle Constitution qui s'est avérée la plus évoluée et la plus progressiste du monde arabe, le résultat a été plus que satisfaisant et la transition s'est mise en place. Ce parcours difficile et ardu a pu être réalisé grâce à la jonction entre la jeunesse et une armée au service du pays non asservie à aucune composante politique. La vox populi a repris ses droits et la République son rôle.
Sans chercher à inciter qui que ce soit à la révolte, cette réflexion a pour seul objectif de pousser l'opinion publique, dans ces moments délicats que traverse l'État, à agir conformément aux lois en vigueur et signifier haut et fort à ses représentants que leur principal rôle est de servir les citoyens, le peuple et la nation, et non de profiter de leurs fonctions pour assouvir leurs propres intérêts, en un mot ils se doivent de respecter la vox populi, sans quoi ils pourraient être démis de leurs responsabilités et jugés pour abus de confiance.
Sans une telle prise de conscience populaire, il n'y aura plus demain que des yeux pour pleurer et des regrets pour se souvenir de cette République, terre message et phare de tolérance, de paix et de cohabitation des religions et des cultures.
Salim F. DAHDAH


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
QUAND L'HÉRITAGE POLITIQUE... LES PANURGES FILS D'ARRIÈRE GRAND PÈRE ET MÈRE, DE GRAND PÈRE ET MÈRE, ET DE PAPA ET MAMAN... TOUT COMME CELUI DES PANURGES ZAÏMS PROPULSÉS PAR SA SAINTETÉ LE "POGNON"... SERAIENT BANNIS... ET QUAND LES CHEPTELS DE STUPIDES MOUTONS SE RÉVEILLERAIENT... ET NE SUIVRAIENT PLUS BÊTEMENT ET AVEUGLEMENT... EN BÊLANT... ALORS... ET SEULEMENT ALORS... LE LIBAN SERAIT "LE LIBAN" QUE NOUS VOULONS !!! RÊVE ? EH BIEN... OUI ! C'EST UN RÊVE... CAR LE FLÉAU DE L'ABRUTISSEMENT INFECTE IRRÉMÉDIABLEMENT LES PANURGES DES DEUX PARALLÈLES MAUDITS... TOUT COMME LES CHEPTELS DE STUPIDES MOUTONS... D'ÉTABLES ET D'ÉCURIES D'AUGIAS... IL EN EST QUESTION... ON CHERCHE "UN HERCULE" !!!
10 h 48, le 25 juin 2014