Nigeria
Explosion d'une bombe dans une université de Kano
Au moins huit personnes ont été tuées et douze blessées dans l'explosion d'une bombe hier dans une université de Kano, la plus grande ville du nord du Nigeria. On pouvait voir des corps déchiquetés, des voitures carbonisées et des flaques de sang hier après-midi, dans l'enceinte de l'Institut supérieur de santé où a eu lieu l'explosion. L'attentat n'a pas été revendiqué pour l'instant, mais Boko Haram a souvent pris pour cible des établissements scolaires, au cours de l'insurrection sanglante qui a fait des milliers de morts en cinq ans. L'établissement public d'enseignement supérieur ayant fermé pour les vacances, il n'y avait pas de cours au moment de l'explosion, mais de nombreux étudiants se trouvaient sur place pour s'inscrire pour la rentrée prochaine.
Mauritanie
Largenment réélu, Abdel Aziz promet « l'unité nationale »
Après sa victoire écrasante et attendue à la présidentielle en Mauritanie avec près de 82 % des voix, le chef de l'État sortant Mohammad Ould Abdel Aziz a promis hier de renforcer l'unité nationale. L'enjeu principal de la présidentielle, dont les résultats provisoires ont été annoncés dimanche par la Commission électorale nationale indépendante, était le taux de participation, qui serait finalement de 56,46 %. Les principaux opposants du président Abdel Aziz rassemblés au sein du Forum national pour la démocratie et l'unité (FNDU) avaient appelé à boycotter une élection organisée, selon eux, par un « pouvoir dictatorial » de manière « unilatérale ».
Nucléaire
Accord entre Téhéran et Moscou pour construire deux centrales à Bouchehr
Téhéran et Moscou mettent la dernière main à un accord pour la construction par la Russie de deux centrales nucléaires en Iran, ont annoncé hier les responsables des deux pays.Ces deux centrales seront situées à Bouchehr, sur la côte du Golfe, près de la première installation de 1000 mégawatts déjà en partie construite par Moscou et qui a été officiellement remise aux Iraniens en septembre 2013. Le vice-président de la société russe Rosatom, Nicolay Spassky, est arrivé hier à Téhéran pour une visite de deux jours. M. Spassky doit notamment rencontrer le ministre adjoint des Affaires étrangères Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs iraniens face aux grandes puissances dans le dossier du programme nucléaire controversé de Téhéran.
Afghanistan
Abdullah met fin au boycott et se dit prêt à négocier
Le candidat à l'élection présidentielle afghane Abdullah Abdullah a accepté hier de mettre fin à son boycott de la commission électorale et à négocier avec elle. Auparavant, Zia-ul-Haq Amarkhail, un haut responsable de la Commission électorale indépendante (IEC) directement mis en cause ces derniers jours par M. Abdullah, avait annoncé sa démission, tout en niant les faits qui lui sont reprochés. Mercredi dernier, Abdullah Abdullah avait annoncé qu'il boycotterait l'IEC, en accusant M. Amarkhail mais aussi le gouvernement du président sortant Hamid Karzaï, d'avoir organisé des bourrages d'urnes au profit de son rival Ashraf Ghani lors du second tour. Il avait enfoncé le clou dimanche en présentant des enregistrements audio prouvant, selon lui, l'implication de M. Amarkhail dans les fraudes.
Défense
Essai réussi d'interception d'un missile aux États-Unis
Le système américain de défense antimissile a touché dimanche un missile ennemi simulé au-dessus du Pacifique, premier test d'interception réussi de ce programme depuis 2008, a annoncé le Pentagone. Le système Ground-Based Midcourse Defense (GMD), géré par Boeing, est le seul système de défense américain contre les missiles balistiques de longue portée. Il est associé à un élément de collision produit par Raytheon qui se sépare de la fusée pour aller toucher l'ogive ennemie. Le test très attendu de dimanche intervient après un échec d'interception dans cinq des huit tests précédents. Le système a été déployé en 2004 par le gouvernement Bush face à la menace croissante constituée par la Corée du Nord.
Scrutin
En Tunisie, l'inscription des électeurs commence, le calendrier électoral examiné demain
La Tunisie a lancé hier l'inscription des électeurs en vue des élections législatives et présidentielle prévues en fin d'année. Le Premier ministre Mehdi Jomaa et le président de l'instance chargée d'organiser ces scrutins (Isie), Chafik Sarsar, ont solennellement donné le coup d'envoi des inscriptions depuis la mairie de Tunis, selon un communiqué du gouvernement. Le calendrier électoral préliminaire prévoyant les législatives le 26 octobre, le premier tour de la présidentielle le 23 novembre et le second tour le 28 décembre doit être soumis aux députés demain matin.
Certains partis estiment que le calendrier électoral prévu est trop serré pour garantir des élections transparentes, mais l'Isie souligne que l'ANC a imposé dans la Constitution la tenue des scrutins en 2014, ne laissant guère de marge de manœuvre.
La Libye aux urnes malgré l'insécurité
Les Libyens votent demain pour des législatives cruciales pour l'avenir du pays, mais à l'issue très incertaine. Le scrutin a été maintenu malgré une escalade des violences, en particulier dans l'est du pays, théâtre depuis un mois d'affrontements quotidiens entre une force paramilitaire loyale au général dissident Khalifa Haftar et des groupes islamistes. Les Libyens sont appelés à élire les 200 membres de la future Chambre des représentants, qui doit remplacer le Congrès général national (CGN, Parlement), la plus haute autorité politique et législative. 32 sièges sur 200 sont réservés aux femmes, tandis que les listes politiques ont été bannies. Seuls des « candidats individuels » mais pas forcément indépendants ont été appelés à se présenter au scrutin.
Face à l'insécurité et l'instabilité totales, le gouvernement a chargé la semaine dernière le ministre de l'Intérieur par intérim et le chef d'état-major de l'armée régulière de mettre en place un plan de sécurité pour les élections. Mais en l'absence d'une armée et d'une police professionnelles, leur tâche ne sera pas aisée, notamment après la défection de plusieurs unités qui s'étaient alliées avec le général Khalifa Haftar. Ce dernier a annoncé une « trêve » au cours du scrutin, mais les groupes islamistes n'ont pas fait connaître leur position.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef