Il y a plus d'une semaine, le général Michel Aoun a réuni chez lui à Rabieh les députés du CPL et un certain nombre de personnalités proches. Après avoir exposé la situation et constatant le blocage de la présidentielle, il a passé en revue certaines idées relatives à un nouveau mode de scrutin en vue des élections législatives et avancé la thèse selon laquelle il conviendrait de tenir d'abord celles-ci, de façon à ce que le président soit élu par la prochaine législature.
Ce jour-là, les personnes réunies étaient convenues à l'unanimité de la nécessité de remettre sur le tapis le projet de loi électorale mis au point par le Rassemblement orthodoxe. Celui-ci prévoit l'élection à la proportionnelle, et sur la base de la circonscription unique, des députés de chacune des communautés par les électeurs de la communauté correspondante.
Par la suite, le général Aoun a rencontré le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, et lui a fait part des résultats des délibérations au sein du CPL, l'informant de sa volonté de s'opposer, le cas échéant, à une nouvelle prorogation du mandat de la Chambre.
M. Machnouk a rappelé à son interlocuteur l'hostilité totale du courant du Futur au projet de loi dit « orthodoxe » et souligné que son camp était favorable à la tenue de la présidentielle avant les législatives. Cependant, il lui a dit qu'en tout état de cause, son ministère allait entamer les préparatifs en vue des législatives qui devraient normalement avoir lieu à l'automne.
Selon des sources du 8 Mars, le chef du CPL est donc actuellement à la recherche d'une formule électorale qui serait proche de la proposition « orthodoxe » mais en plus acceptable. Mais cela n'empêche guère que, pour le moment, il reste candidat non déclaré à la présidentielle et attend toujours la suite des événements et, surtout, la réponse définitive du chef du courant du Futur, Saad Hariri.
Pourtant, le général Aoun a reçu nombre de messages de l'extérieur lui exposant clairement l'impossibilité pour l'un des quatre chefs de file maronites d'accéder à la présidence et lui conseillant de se transformer en grand électeur. Toutefois, comme le souligne un diplomate occidental, qui envisage de visiter prochainement Rabieh pour discuter de la situation locale et régionale, le général n'a pas encore pris ces messages et ces conseils à leur juste mesure.
Un ancien ministre tente à ce propos une comparaison avec la présidentielle de 1970. Deux ans plus tôt, aux législatives de 1968, le Helf, dirigé par les trois grands leaders maronites Camille Chamoun, Raymond Eddé et Pierre Gemayel, avait battu ses adversaires du Nahj. Pourtant, lorsque les trois se sont rendu compte qu'aucun d'eux n'était en mesure d'emporter le scrutin présidentiel en obtenant 50 voix (la majorité absolue à l'époque), ils se sont ralliés à la candidature du centriste Sleimane Frangié plutôt que de laisser la présidence vacante ou alors retomber aux mains d'un nahjiste.
Et l'ancien ministre de s'interroger : « Pourquoi donc les chefs maronites ne s'entendraient-ils pas entre eux sur un candidat qui serait acceptable par tous, du moment que les leaderships non chrétiens ont fait savoir qu'ils entérineraient toute candidature adoubée par les chrétiens ? »
Pour l'instant, la réponse est claire : le général Aoun s'y refuse.
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HIER J'AVAIS DIT : LES STUPIDES CHEPTELS DE MOUTONS "QUE NOUS SOMMES" ET JE LE RÉPÈTE AUJOURD'HUI : "QUE NOUS SOMMES"... CAR : NOUS CRITIQUONS... NOUS NOUS PLAIGNONS... NOUS CRIONS NOTRE MÉCONTENTEMENT... MAIS... ET LE GRAND MAIS C'EST QUE : CHACUN CONDAMNE TOUS LES AUTRES PANURGES ET ENCENSE LE SIEN... DONC, MALGRÉ NOS GRIEFS... NOUS CONTINUONS À NOUS COMPORTER EN CHEPTELS DE STUPIDES MOUTONS QUI SUIVONS TÊTE BASSE ET BÊLONS IDIOTEMENT DERRIÈRE NOS ABRUTIS PANURGES ! NE NOUS PLAIGNONS GUÈRE. À DE TELS STUPIDES CHEPTELS DE MOUTONS QUE NOUS SOMMES... DE TELS ABRUTIS PANURGES ! C'EST LA RÈGLE DU JEU... NE BLÂMONS QUE NOUS MÊMES...
18 h 58, le 24 juin 2014