Le métropolite Audeh en compagnie de l'ancien ministre Elias Murr. Dalati et Nohra.
L'ancien ministre Élias Murr s'est entretenu, hier, avec le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Élias Audeh. Lors de la réunion, divers dossiers locaux, régionaux et internationaux ont été abordés.
Dans un entretien avec les journalistes, M. Murr s'est penché sur la situation en Irak et en Syrie et sur le vide présidentiel au Liban. Il a souligné dans ce cadre que « le gouvernement, l'armée et les forces de l'ordre entreprennent un important travail pour préserver la stabilité, mais si l'on considère les cas de la Syrie et de l'Irak, l'on se rend compte que ces pays disposent d'armées plus puissantes que la nôtre mais que malgré tout ils ne parviennent pas à contrer les dangers ». « C'est sûr, au Liban, il y a de quoi avoir peur », a-t-il dit, notant qu'il « existe certaines informations qui ne sont pas rassurantes. La situation est délicate et il est nécessaire d'être vigilant ». « Si nous ne prenons pas les choses au sérieux, nous mettrons le pays dans une situation de fragilité sécuritaire », a-t-il poursuivi.
L'ancien ministre a également noté que « la priorité actuellement au Liban est à l'élection d'un président de la République », rejetant la possibilité d'organiser des élections législatives avant la tenue de la présidentielle.

