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Coupe du Monde - Articles

À quelques heures du coup d’envoi, les gaz lacrymogènes...

São Paulo s'est brièvement enflammée hier, de violentes échauffourées éclatant entre des manifestants radicaux et les policiers militaires.

À São Paulo, les policiers antiémeute ont dispersé avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes les manifestants anti-Mondial. Laurent Thomet/AFP

Au pays du football-roi, des heurts ont éclaté hier entre la police et des manifestants, à quelques heures du match d'ouverture Brésil-Croatie. Le Mondial a ainsi démarré dans un contexte troublé de grèves et de manifestations qui pourraient perturber le plus grand événement sportif de la planète avec les Jeux olympiques.
À São Paulo, des policiers antiémeute ont d'abord dispersé avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes un groupe d'une soixantaine de manifestants anti-
Mondial qui venaient à peine de se rassembler à environ 10 km du stade aux abords d'une station de métro en chantant : « La Coupe n'aura pas lieu. » Une journaliste américaine de CNN a été légèrement blessée par une capsule de gaz lacrymogène, a twitté le correspondant de la chaîne américaine à São Paulo. Les manifestants voulaient bloquer une grande avenue menant au stade Arena Corinthians, où a été donné le coup d'envoi du Mondial en présence de 12 chefs d'État étrangers et du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Des affrontements violents ont ensuite éclaté entre un petit groupe de radicaux masqués et la police, en marge d'un rassemblement pacifique de quelques centaines de manifestants près des bureaux de la compagnie du métro de São Paulo. Les protestataires violents ont jeté des pierres et des canettes de bière sur la police et enflammé le contenu de poubelles, entraînant une riposte musclée dans une grande confusion. Des appels à manifester dans neuf des 12 villes hôtes du Mondial circulaient hier sur les réseaux sociaux. Après un court répit, les échauffourées entre manifestants radicaux et policiers militaires de São Paulo ont repris en fin de matinée. Une centaine de manifestants arrachaient des panneaux, des feux de signalisation et des poubelles en plastique, auxquelles ils mettaient le feu pour édifier des barricades. Ils étaient vêtus de noir, comme les anarchistes Black Bloc et encagoulés ou masqués. Certains lançaient des pierres sur les forces de l'ordre. Les policiers du bataillon de choc, protégés par des boucliers, tentaient de les disperser en lançant des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc. Une manifestante en chemise noire a été légèrement blessée sous les yeux de dizaines de journalistes brésiliens et étrangers sur place.
Aux abords du stade toutefois, l'ambiance était bon enfant. Les supporters croates étaient un peu les stars du moment, assaillis par des Brésiliens qui veulent prendre des photos avec eux.
En outre, une manifestation se déroulait pacifiquement dans le centre de Rio de Janeiro, où une autre marche était prévue sur la plage de Copacabana, non loin du fan-fest de la FIFA. Des grévistes de l'aéroport international Carlos Jobim/Galeao de Rio ont bloqué, pendant un moment, la principale voie d'accès aux terminaux, provoquant un embouteillage et faisant manquer leur vol à des passagers. À Natal (Nord-Est), une grève partielle des autobus provoquait des files d'attente.
Cette agitation, pour le moment d'ampleur limitée, laisse planer la menace d'une réédition des manifestations historiques qui avaient enflammé le Brésil en juin 2013 en pleine Coupe des Confédérations, la répétition grandeur nature du Mondial.
Cependant, à quelques heures du coup d'envoi et de l'entrée en lice de la Seleçao, l'ambiance était plutôt bon enfant au Brésil. Dans le centre d'affaires de Rio, presque tout le monde, de l'employé(e) de bureau au livreur à bicyclette, était vêtu de déclinaisons du drapeau national : jupes à rayures bleues et vertes, robes jaunes, tee-shirts de Neymar... Un grand drapeau du Brésil a été déployé aux pieds du Christ Rédempteur.
(Source : AFP)

Au pays du football-roi, des heurts ont éclaté hier entre la police et des manifestants, à quelques heures du match d'ouverture Brésil-Croatie. Le Mondial a ainsi démarré dans un contexte troublé de grèves et de manifestations qui pourraient perturber le plus grand événement sportif de la planète avec les Jeux olympiques.À São Paulo, des policiers antiémeute ont d'abord dispersé avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes un groupe d'une soixantaine de manifestants anti-Mondial qui venaient à peine de se rassembler à environ 10 km du stade aux abords d'une station de métro en chantant : « La Coupe n'aura pas lieu. » Une journaliste américaine de CNN a été légèrement blessée par une capsule de gaz lacrymogène, a twitté le correspondant de la chaîne américaine à São Paulo. Les manifestants...
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