Le Conseil de sécurité a adopté par 10 voix hier le projet de résolution présenté par la Suède et demandant l'envoi d'un groupe d'observateurs à la frontière libano-syrienne.
L'URSS s'est abstenue après que M. Omar Lotfi, représentant de la RAU (République arabe unie) eut lui-même déclaré que son pays ne voyait pas d'objection à l'adoption de la motion suédoise « à partir du moment où ces observateurs seraient stationnés en territoire libanais ».
La décision du Conseil, intervenue dans des conditions dont M. Cabot-Lodge a fait ressortir le caractère « pratique », a produit une impression d'autant plus heureuse que l'on pouvait, après l'intervention de M. Sobolev (...), redouter un veto soviétique (...)
Dans une longue intervention, le ministre des Affaires étrangères du Liban, M. Charles Malek, réfute les allégations du délégué soviétique qu'il accuse de ne citer que les thèses de l'infime opposition qui existe au Liban (...)
Reprenant la parole, M. Jamali (Irak) maintient ses accusations contre le « nassérisme », malgré l'intervention de M. Lotfi (...) Il soutient que tout ce que l'Irak demande, c'est qu'il n'y ait pas d'ingérence dans les affaires intérieures d'un pays de la part d'un autre pays arabe (...)
Le projet suédois « décide d'envoyer d'urgence un groupe d'observation au Liban de façon à s'assurer qu'il ne se produira aucune infiltration illégale de personnel, ni aucun envoi illégal d'armes ou de matériels à travers les frontières libanaises » (...)

