Pakistan
L'aéroport de Karachi attaqué par un groupe armé
L'aéroport de Karachi, capitale économique du Pakistan, était la cible hier soir d'une attaque d'un groupe armé qui a fait au moins cinq morts et provoqué l'annulation de tous les vols. L'armée a été appelée sur place afin de maîtriser les assaillants. « Quatre à cinq terroristes ont réussi à atteindre le tarmac, ils sont lourdement armés de munitions et de grenades et les commandos de l'ASF (Force de sécurité de l'aéroport) ont isolé la zone » avec d'autres forces de sécurité. « Les échanges de tirs se poursuivent entre les terroristes et les forces de sécurité », a expliqué le colonel Nayer, porte-parole de l'armée. Des nuages de fumée s'élevaient du tarmac sur lequel étaient parqués les avions, selon des images retransmises à la télévision. Cette attaque fait craindre un siège prolongé à l'image d'autres attentats contre des installations vitales au cours des dernières années.
Espagne
Juan Carlos préside sa dernière cérémonie militaire
À quelques jours de son abdication, le roi d'Espagne Juan Carlos, le visage grave, a présidé hier sa dernière cérémonie militaire avant de passer le flambeau à son fils Felipe, qui s'apprête à monter sur le trône. En cette Journée des forces armées, le roi âgé de 76 ans, en uniforme kaki, appuyé sur sa canne, a présidé à Madrid cette courte et sobre cérémonie en hommage « aux soldats qui ont donné leur vie pour l'Espagne ». Légèrement en retrait, le futur Felipe VI l'accompagnait, en uniforme blanc de capitaine de frégate, aux côtés de la princesse Letizia. Toute la semaine à venir, Juan Carlos continuera à honorer son agenda chargé de chef d'État, recevant notamment, lundi et mardi, le président mexicain Enrique Peña Nieto. Mais la transition se passe dans un paysage complexe qu'illustrait hier un sondage publié par le quotidien El Pais : une majorité d'Espagnols souhaiteraient un référendum sur l'avenir de leur monarchie, même si près de la moitié d'entre eux continueraient à soutenir cette institution. Samedi, de nouvelles manifestations ont eu lieu, aux cris de « L'Espagne, demain, sera républicaine ».
Soudan
Arrestation du chef d'un parti d'opposition
Le chef d'un parti soudanais de l'opposition, Ibrahim el-Cheikh, a été arrêté et inculpé hier pour avoir critiqué une unité paramilitaire lors d'un rassemblement de ses partisans. « Ce matin, la police a perquisitionné chez M. Ibrahim el-Cheikh, avec un mandat d'arrêt du parquet qui l'accuse (...) de porter atteinte à l'ordre constitutionnel, de propager des mensonges malfaisants et de menacer la paix civile », a déclaré le secrétaire général du parti Abdelqayoum Awad. Il a été accusé des mêmes chefs que le leader d'opposition Sadek al-Mahdi, arrêté le 17 mai par le puissant Service national de renseignements et de sécurité (NISS), après avoir, selon ce service, accusé les RSF d'exactions contre les populations civiles au Darfour. M. Mahdi est toujours en détention et est accusé de trahison. Il pourrait être condamné à la peine de mort s'il est reconnu coupable. Vendredi, la police a dispersé violemment une manifestation de partisans qui dénonçaient son arrestation.
Thaïlande
Forces de l'ordre déployées face à des opposants au putsch
Sept opposants au coup d'État ont été arrêtés hier à Bangkok après un rassemblement éclair contre la junte. Plus de 6 500 soldats et policiers étaient déployés à des endroits-clés de la capitale, mais les rassemblements n'ont pas été aussi nombreux qu'annoncé. Sous les yeux de la police, une vingtaine d'opposants se sont rassemblés brièvement devant un centre commercial du centre-ville, les mains plaquées sur la bouche. Des manifestations rassemblant un nombre limité de participants, mais très médiatisées, ont eu lieu dans la capitale thaïlandaise depuis la prise de pouvoir par l'armée le 22 mai. Alors que les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits, les manifestants sont de plus en plus créatifs pour éviter d'être repérés et arrêtés. Par ailleurs, vendredi, un meneur de la campagne contre le coup d'État, Sombat Boonngamanong, a été arrêté.
Koweït
Condamnation de 3 ex-élus pour insulte à l'émir
La Cour de cassation du Koweït a condamné hier trois anciens députés à 20 mois de prison avec sursis chacun pour insulte à l'émir, annulant leur acquittement prononcé en juillet 2013 par la cour d'appel.
La plus haute instance judiciaire du pays a également fixé à 2 000 dinars (7 100 dollars) le montant d'une caution infligée aux trois ex-élus : Falah al-Sawwagh, Bader al-Dahoum et Khaled al-Tahous, selon le texte du verdict. En première instance, ils avaient été condamnés en février 2013 à trois ans de prison ferme pour des propos tenus lors d'une réunion politique en octobre 2012 et jugés insultants pour l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah. Les trois anciens parlementaires étaient opposés à un amendement de la loi électorale et avaient averti que cela pourrait être contesté dans la rue.
Élection/Kosovo
La participation des Serbes déterminera l'avenir européen
Les Kosovars votaient hier lors de législatives anticipées, une partie qui s'annonce serrée entre le Premier ministre sortant Hahim Thaçi et l'ex-maire de Pristina, Isa Mustafa. L'un des principaux enjeux du scrutin est la participation de la minorité serbe, cruciale pour le rapprochement de Pristina avec l'UE. À 13h00, soit quatre heures avant la fin du vote, le taux de participation était de 23,3 %, inférieur d'environ 10 % par rapport à celui enregistré lors des précédentes législatives de 2010. Ancien chef de la guérilla indépendantiste reconverti dans la politique, M. Thaçi, âgé de 46 ans, brigue un troisième mandat consécutif à la tête de l'exécutif. Il se présente fragilisé par une mauvaise situation économique et un taux de chômage de 35 % pour une population de 1,8 million d'habitants. Dernièrement, M. Thaçi a certes ancré le Kosovo sur la voie du rapprochement avec l'Union européenne en œuvrant à la conclusion, en avril 2013, d'un accord historique visant à l'amélioration des relations bilatérales avec la Serbie, sous la houlette de Bruxelles. Pour autant, Belgrade refuse toujours de reconnaître l'indépendance du Kosovo, proclamée unilatéralement par la majorité albanaise.
Émirats
Le service militaire est désormais obligatoire
Le président des Émirats arabes unis a promulgué une loi fédérale instaurant pour la première fois le service militaire obligatoire pour les nationaux de sexe masculin âgés de 18 à 30 ans et facultatif pour les filles. La loi, publiée au Journal officiel, intervient en application de la Constitution des émirats dont la population est formée à plus de 80 % par des étrangers, et qui stipule que « la défense de la fédération est un devoir sacré pour tout citoyen ». Le service militaire, décidé en janvier par le gouvernement, est de deux ans pour les jeunes hommes n'ayant pas le niveau du baccalauréat et de neuf mois pour ceux qui ont atteint l'université. Avant les Émirats, le Qatar avait approuvé en novembre 2013 un projet de loi instaurant un service militaire obligatoire. Pour sa part, le Koweït envisage le rétablissement du service militaire obligatoire. Cela dit, le service militaire obligatoire n'est pas appliqué dans les autres monarchies du Golfe.
L'aéroport de Karachi, capitale économique du Pakistan, était la cible hier soir d'une attaque d'un groupe armé qui a fait au moins cinq morts et provoqué l'annulation de tous les vols. L'armée a été appelée sur place afin de maîtriser les assaillants. « Quatre à cinq terroristes ont réussi à atteindre le tarmac, ils sont lourdement armés de munitions et de grenades et les commandos de l'ASF (Force de sécurité de l'aéroport) ont isolé la zone » avec d'autres forces de sécurité. « Les échanges de tirs se poursuivent entre les terroristes et les forces de sécurité », a expliqué le colonel Nayer, porte-parole de l'armée. Des nuages de fumée s'élevaient du tarmac sur lequel étaient parqués les avions, selon des images retransmises à la...


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