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Culture - Printemps De Beyrouth

« Smashed », des pommes qui volent et mènent la cadence !

C'est avec une technicité surprenante et une forte théâtralité que les neuf jongleurs de la compagnie Gandini Juggling ont présenté, au théâtre Tournesol, leur spectacle « Smashed ».

Une heure de ravissement, d'adresses et de rires avec, comme outil principal, des pommes rouges... à croquer!
Sur une scène noire, neuf chaises, une centaine de pommes bien alignées (qui ne le resteront plus en fin de spectacle) et neuf jongleurs. Deux femmes, sept hommes, look très british dandy des années 50, cravates et cheveux gominés. Ils entrent en scène, se pavanent avec des sourires malicieux, un côté guindé, pincé, très BCBG et, bien évidemment, des pommes rouges à la main. S'inspirant du travail de la grande dame de la danse contemporaine Pina Bausch, qui a révolutionné le langage chorégraphique en inventant le théâtre/jonglage, ces neuf artistes, avec une prestation exceptionnelle des chorégraphes/jongleurs Kati Ylä-Hokkala et Sean Gandini, vont présenter une série de scènes et de sentiments, inspirés des conflits entre individus souvent de sexes opposés: soumission, monde sadomasochiste où les femmes sont traînées aux pieds des hommes, jeux de séduction, amour perdu, sans oublier les fameux «afternoon tea-time», grand classique britannique, avec toujours ce «fruit défendu» qui mène la cadence.

Un spectacle à... croquer
À deux, trois et même quatre mains, les pommes s'envolent d'un danseur à un autre, s'entrecroisent, s'entrechoquent, rythment le mouvement. Aux sons des musiques populaires de Tammy Wynette, Louis Armstrong, Bach, les neuf jongleurs enchaînent les culbutes, les empoignades, les numéros comiques avec une minutie exemplaire. Le flegme british est bien présent chez ces danseurs pince-sans-rire qui se fichent de la bourde et de la chute des pommes, bien volontaire évidemment.
Une mise en scène qui donne au spectacle un effet fortement comique. Si chaque jongleur exécute seul ou en duo ses solos avec une dextérité extraordinaire, ce sont les tableaux collectifs de mouvements parfaitement synchronisés qui font la force de l'ensemble. À couper le souffle.
Plus le spectacle avance, plus la dérision dérive, le ton monte... les acteurs se lâchent. Et dans un grand fracas libératoire, pommes croquées, tasses, soucoupes et assiettes volent, se fracassent, sur fond de musique de Vivaldi, emportant le public dans une hystérie collective. Et c'est par une ovation debout bien méritée que le public a rendu hommage à cette troupe qui a révolutionné la perception de la jonglerie contemporaine en offrant un spectacle d'une très grande qualité.

Une heure de ravissement, d'adresses et de rires avec, comme outil principal, des pommes rouges... à croquer!Sur une scène noire, neuf chaises, une centaine de pommes bien alignées (qui ne le resteront plus en fin de spectacle) et neuf jongleurs. Deux femmes, sept hommes, look très british dandy des années 50, cravates et cheveux gominés. Ils entrent en scène, se pavanent avec des sourires malicieux, un côté guindé, pincé, très BCBG et, bien évidemment, des pommes rouges à la main. S'inspirant du travail de la grande dame de la danse contemporaine Pina Bausch, qui a révolutionné le langage chorégraphique en inventant le théâtre/jonglage, ces neuf artistes, avec une prestation exceptionnelle des chorégraphes/jongleurs Kati Ylä-Hokkala et Sean Gandini, vont présenter une série de scènes et de sentiments, inspirés...
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