Réunis dans le cadre d'un même mouvement revendicatif, étudiants et enseignants de la faculté de pédagogie de l'Université libanaise ont réclamé à l'unisson que les enseignants contractuels puissent être enfin cadrés, une revendication formulée depuis plusieurs années déjà.
Lors d'un sit-in organisé devant le siège de la faculté à Tahwita-Furn el-Chebback, les protestataires ont mis en garde contre « l'effondrement » de l'université, si les politiques continuent d'occulter leurs revendications.
« De grève en grève, les enseignants de l'université investissent les rues et l'avenir des étudiants est sérieusement mis en cause. L'Université libanaise agonise et se vide de ses effectifs à l'image de la nation », précise le communiqué qui critique au passage « l'atermoiement des gouvernements successifs » qui refusent à ce jour « de se pencher sur les dossiers en suspens ».
Rappelant que le mouvement de protestation « ouvert » en est à sa deuxième semaine consécutive, les protestataires ont souligné que les cours, les examens et les corrections sont et resteront en suspens tant que les revendications des enseignants ne sont pas prises en compte.
« Notre objectif n'est pas de paralyser l'année académique ni de mettre en danger l'avenir des étudiants. Nous espérons simplement attirer l'attention du gouvernement et des responsables politiques sur le fait que l'université ne se porte pas bien, à cause de l'attitude du pouvoir politique qui prend à la légère les dossiers de l'institution académique et ses besoins », conclut le communiqué.
Liban
L’Université libanaise agonise, affirment les enseignants
OLJ / le 05 juin 2014 à 00h00

