Libye
Haftar frappe à nouveau, au grand dam d'el-Qaëda
Les forces du général dissident Khalifa Haftar ont lancé hier de nouveaux raids aériens sur des positions occupées par des groupes armés dans la ville libyenne de Benghazi, selon un correspondant de l'AFP. Sagr al-Jerouchi, « chef des opérations des forces aériennes » loyales au général Haftar, a revendiqué ces raids qui ont touché leurs cibles « avec précision ». Selon le général Jerouchi, des membres du groupe jihadiste Ansar Asharia tenaient une réunion dans un ancien palais royal visé aussi par le bombardement. Un journaliste de l'AFP rapporte de son côté que les raids ont visé aussi un camp de « la brigade des martyrs du 17-Février ». Les hôpitaux de Bengahzi n'ont pas fait état de victime jusqu'ici. Dans ce contexte, el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI) a appelé les Libyens à combattre le général dissident pour avoir lancé une campagne contre les groupes armés dans l'est du pays, décriant un « ennemi de l'islam ».
Égypte
Six soldats tués à la frontière libyenne
Six gardes-frontières de l'armée ont été tués hier dans le nord-ouest de l'Égypte par des trafiquants d'armes qui venaient de franchir la frontière en provenance de la Libye, a annoncé l'armée dans un communiqué. « Cette attaque survient après le succès remporté par les gardes-frontières avec l'arrestation de 68 trafiquants et la saisie d'une importante quantité d'armes », assure l'armée dans son communiqué, sans plus d'explication ni précision sur la date de ce coup de filet.
La profanation du drapeau désormais passible de prison
La profanation du drapeau ou le refus de se lever pour l'hymne national en Égypte sont désormais considérés comme un délit passible d'un an de prison, a annoncé une source officielle.
Selon le bureau du président intérimaire sortant Adly Mansour, le gouvernement a élaboré une loi en ce sens l'année dernière, en pleine ferveur nationaliste après la destitution par l'armée du président islamiste Mohammad Morsi et la répression lancée contre ses partisans. La loi, élaborée en l'absence de Parlement, prévoit également une amende pouvant aller jusqu'à environ 4 300 dollars pour profanation du drapeau ou mépris de l'hymne national, a précisé le bureau de M. Mansour dans un communiqué.
Jordanie
Le coronavirus MERS fait une sixième victime
Le nombre de morts du coronavirus MERS en Jordanie est passé à six après le décès d'un homme de 69 ans, a déclaré Sultan Kasrawi, un responsable du ministère jordanien de la Santé hier.
À la mi-mai, les experts convoqués à Genève par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont affirmé que l'épidémie s'aggravait, mais que les conditions n'étaient encore réunies pour déclarer une urgence de santé publique de portée globale. Selon le dernier bilan publié jeudi par l'OMS, 538 cas d'infection au coronavirus MERS ont été recensés, dont 187 décès en Arabie saoudite, premier foyer de la maladie apparue en septembre 2012.
Pétrole kurde
Bagdad fustige Ankara et son « appât du gain »
L'implication de la Turquie dans les exportations de pétrole de la région autonome du Kurdistan irakien est « motivée par l'appât du gain », a dénoncé hier le responsable de la politique énergétique de Bagdad, alors que la tension monte entre les deux pays. Pour Hussein al-Chahristani, vice-Premier ministre chargé des Affaires énergétiques, la Turquie veut « essayer de mettre la main sur du pétrole irakien pas cher ». La Turquie a annoncé en mai avoir commencé à livrer sur les marchés internationaux du pétrole en provenance du Kurdistan irakien, alors que Bagdad exige que toutes les exportations de pétrole pompé sur le territoire irakien passent par le gouvernement central, ce qui a envenimé les relations entre les deux pays.
Algérie
Début des consultations sur la révision de la Constitution, sans l'opposition
Moins de deux mois après la réélection d'Abdelaziz Bouteflika pour un 4e mandat, la présidence algérienne a relancé hier le chantier de la révision de la Constitution, avec des consultations boycottées par l'opposition et plusieurs personnalités, dont Ali Benflis, l'adversaire malheureux de M. Bouteflika.
Le texte soumis à la nouvelle concertation propose un retour de la limitation à deux des mandats présidentiels, levée en 2008 pour permettre à M. Bouteflika de briguer un 3e puis un 4e mandat, malgré les séquelles d'un AVC subi en avril 2013 qui a réduit ses capacités de mobilité et d'élocution.
Turquie
Nouveaux heurts à Ankara entre police et manifestants
Les heurts entre policiers et contestataires se sont poursuivis à Ankara hier, au lendemain de l'intervention musclée des forces de l'ordre turques, condamnée par le Conseil de l'Europe, contre les manifestations qui ont marqué le premier anniversaire des rassemblements antigouvernementaux de juin 2013.
La police a, pour la deuxième journée consécutive, tiré du gaz lacrymogène et utilisé des canons à eau, afin de disperser quelque 500 personnes place Kizilay, dans le centre de la capitale, à l'endroit même où, l'année dernière, un manifestant de 26 ans, Ethem Sarisuluk, avait été tué par balle. « Le meurtrier d'Ethem, c'est la police de l'AKP ! », le Parti de la justice et du développement, au pouvoir, ont scandé les contestataires hier. « Ce n'est qu'un début, le combat continue ! » ont-ils encore crié.
Le Conseil de l'Europe a vivement déploré la manière dont les policiers s'étaient comportés la veille contre les milliers de manifestants. « Je condamne l'usage excessif de la force par la police turque contre les manifestants et les journalistes », a en effet déclaré Nils Muiznieks, commissaire aux Droits de l'homme du Conseil de l'Europe, dans un communiqué.
Soudan
La chrétienne condamnée à mort restera en prison
Les autorités soudanaises ont nié hier avoir annoncé que la chrétienne condamnée à mort pour apostasie serait libérée « dans les prochains jours », affirmant que les déclarations en ce sens attribuées la veille à un responsable avaient été sorties de leur contexte.
Née d'un père musulman, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a été condamnée à mort le 15 mai par une cour criminelle en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan, qui interdit les conversions, provoquant un tollé international. Cette Soudanaise de 27 ans a accouché mardi d'une fille en prison. « La femme sera libérée dans les prochains jours selon les procédures légales qui seront prises par le pouvoir judiciaire et le ministère de la Justice », avait déclaré samedi un responsable au ministère soudanais des Affaires étrangères, Abdallah al-Azraq.
Mais le ministère a indiqué hier que sa libération dépendait du fait qu'une cour accepte un appel déposé par ses avocats. Dans un communiqué, il a affirmé que ce que M. Azraq avait en fait dit aux médias samedi est que « l'équipe de défense de la citoyenne concernée avait fait appel du verdict (...) et que si la cour d'appel jugeait en sa faveur, elle serait libérée. Certains médias ont sorti de son contexte ce que le sous-secrétaire a dit, changeant le sens de ce qu'il a dit », poursuit le texte.
Cameroun
Libération des trois religieux enlevés en avril
Deux prêtres italiens et une religieuse canadienne enlevés début avril au Cameroun ont été libérés dans la nuit de samedi à dimanche, sans que leur enlèvement ait été revendiqué même si le groupe islamiste armé nigérian Boko Haram est soupçonné. Les trois otages « ont été libérés cette nuit autour de 02h00 (01h00 GMT). Nos militaires les ont récupérés dans un village près d'Amchidé, dans le Nord, à la frontière du Nigeria, pays où ils étaient retenus. Ils ont pris l'avion dans la matinée à destination de Yaoundé ».
Selon une source militaire ayant demandé à garder l'anonymat, « des prisonniers et de l'argent » ont été remis aux ravisseurs. « Nous avons procédé à l'échange cette nuit vers Limani », une localité nigériane proche de la frontière avec le Cameroun, a-t-elle ajouté. « Ça n'a pas été facile. Les ravisseurs ont changé de lieu de rendez-vous à plusieurs reprises », a poursuivi cette source, affirmant avoir « essuyé des tirs de l'armée nigériane ».


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