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Moyen Orient et Monde - Tensions

Entre « Thailand 1984 » et « The Hunger Games »...

Les soldats déployés pour décourager les manifestants en Thaïlande. Erik De Castro/Reuters

Des milliers de policiers et de soldats étaient déployés à Bangkok hier pour décourager les manifestants contre le coup d'État.
Des manifestations rassemblant un nombre limité de participants, mais quotidiennes, ont lieu dans la capitale depuis la prise de pouvoir par l'armée le 22 mai. Alors que les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits, le chef de la junte Prayut Chan-O-Cha a menacé les manifestants, et leurs familles, notamment de poursuites en cour martiale. Mais les militaires, qui ont arrêté certains militants, n'ont pas utilisé la force.
Hier, plusieurs petits rassemblements éclair ont eu lieu dans différents lieux de la capitale, en particulier dans le quartier commercial, les manifestants jouant au chat et à la souris avec les forces de l'ordre. Une vingtaine de personnes s'est ainsi rassemblée devant un grand centre commercial, déployant une affiche géante du général Prayut avec les mots « Thailand 1984 », en référence au roman dénonçant le totalitarisme de George Orwell, devenu un accessoire de certains manifestants. « Je veux lancer un appel pour ma liberté », a expliqué Nantachaporn, une participante.
En outre, les manifestants ont également levé trois doigts en l'air, salut faisant apparemment référence au signe de ralliement du soulèvement populaire fictif du film The Hunger Games. Parmi les participants se trouvent des membres du puissant mouvement des Chemises rouges, fidèle à l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé par le précédent coup d'État en 2006 et qui reste malgré son exil le facteur de division du pays. Mais des militantes prodémocraties ordinaires issues des classes moyennes de Bangkok ont également participé à ces actions. Il faut dire que depuis ce coup d'État qui a provoqué les critiques de la communauté internationale, la junte a suspendu la Constitution et limité les libertés individuelles. Le général Prayut a indiqué vendredi qu'il n'y aurait pas de législatives avant au moins un an.
De son côté, l'armée a expliqué avoir pris le pouvoir pour restaurer l'ordre public après sept mois de manifestations contre le gouvernement de Yingluck, sœur de Thaksin, qui ont fait 28 morts et des centaines de blessés. Malgré la destitution de Yingluck par la justice début mai, les manifestations n'avaient pas cessé et le général Prayut a d'abord décrété la loi martiale, avant finalement d'annoncer un coup d'État.
(Source : AFP)

Des milliers de policiers et de soldats étaient déployés à Bangkok hier pour décourager les manifestants contre le coup d'État.Des manifestations rassemblant un nombre limité de participants, mais quotidiennes, ont lieu dans la capitale depuis la prise de pouvoir par l'armée le 22 mai. Alors que les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits, le chef de la junte Prayut Chan-O-Cha a menacé les manifestants, et leurs familles, notamment de poursuites en cour martiale. Mais les militaires, qui ont arrêté certains militants, n'ont pas utilisé la force.Hier, plusieurs petits rassemblements éclair ont eu lieu dans différents lieux de la capitale, en particulier dans le quartier commercial, les manifestants jouant au chat et à la souris avec les forces de l'ordre. Une vingtaine de personnes s'est ainsi rassemblée...
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