Vingt-sept personnes ont été tuées hier en Irak, dont 19 dans un attentat-suicide contre la mosquée chiite, la « husseiniyah » du centre de Bagdad.
Un kamikaze a fait exploser la charge qu'il avait sur lui à l'entrée de la mosquée, où les fidèles effectuaient leurs ablutions avant la prière de la mi-journée. Aucun groupe n'a encore revendiqué l'attentat, mais des insurgés sunnites, notamment des groupes liés à el-Qaëda, prennent régulièrement pour cible des membres de la communauté chiite.
Toujours à Bagdad, deux personnes sont mortes dans l'explosion de bombes artisanales dans les quartiers de Sadr City et Doura. D'autres attentats à la bombe et des fusillades ont également fait six morts à Mossoul, dans le nord du pays. Ces attaques portent à plus de 4 000 le nombre de morts depuis le début de l'année dans ce pays.
L'armée frappe un hôpital
Sur un autre plan, selon l'ONG Human Rights Watch, l'armée irakienne largue des barils d'explosifs sur des zones d'habitation, prenant notamment pour cible un hôpital dans sa lutte contre les insurgés qui contrôlent la ville de Falloujah.
L'armée s'est abstenue de tout commentaire, et le porte-parole du Premier ministre Nouri al-Maliki a nié dans un communiqué le recours à des barils d'explosifs. L'ONG a également indiqué que les violations commises par les jihadistes de Daech (État islamique en Irak et au Levant-EIIL), l'un des principaux groupes actifs à Falloujah, pourraient s'apparenter à des crimes contre l'humanité.
Les troubles dans cette région ont provoqué le déplacement de plusieurs centaines de milliers de personnes les villes de Ramadi et Falloujah.
(Source : AFP)


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