Après plusieurs jours d’accalmie, la confrontation a repris avec plus d’intensité entre l’armée ukrainienne et les insurgés, dans les régions de Donetsk et de Lougansk. Yannis Behrakis/Reuters
L'armée ukrainienne a essuyé hier ses plus lourdes pertes depuis le début le 13 avril de l'opération visant à reprendre le contrôle de l'est aux mains des séparatistes prorusses, avec 17 morts et 36 blessés au moins.
Après plusieurs jours d'accalmie sur le « front de l'est », dans les régions de Donetsk et de Lougansk, la confrontation a repris avec plus d'intensité entre l'armée ukrainienne et les insurgés soutenus, selon Kiev et les Occidentaux, par Moscou. Les séparatistes ont attaqué de nuit à coups de grenades, de mortiers et d'armes automatiques une position de l'armée et un convoi. Un autre soldat a également été tué dans une attaque séparée contre son convoi près de Roubijné, dans la région de Lougansk, selon le ministère ukrainien de la Défense. À l'entrée de Volnovakha, des traces noires d'explosions maculent l'asphalte du barrage de contrôle, a constaté sur place un photographe de l'AFP. Les blindés de l'armée ne sont plus visibles, seules restent les traces de leur chenilles alors que la police ukrainienne empêche les curieux d'approcher.
Des insurgés armés ont par ailleurs investi quatre mines de la région de Lougansk et exigent les stocks d'explosifs, a annoncé le ministère ukrainien de l'Énergie.
Ces violences interviennent avant un scrutin crucial pour l'avenir du pays après six mois d'une crise politique qui a plongé le pays au bord de la guerre civile et de la partition. Le chef du Conseil de sécurité nationale et de défense Andriï Paroubiï a d'ailleurs reconnu hier qu'il « y aurait des problèmes » dans l'organisation du scrutin dans les chefs-lieux régionaux de Donetsk et de Lougansk ainsi qu'à Slaviansk, bastion des insurgés. « Nous n'allons pas recommander aux observateurs ukrainiens et internationaux de se rendre dans les endroits dangereux », a-t-il ajouté au cours d'un point de presse. La crise ukrainienne, née fin 2013 d'un mouvement de contestation à Kiev de l'autorité de l'ex-président Viktor Ianoukovitch, suivi d'un rattachement de la Crimée à la Russie et du déclenchement d'une insurrection armée dans l'est, a consacré le retour des ambitions de la Russie sur la scène internationale et ouvert une période durable de confrontation entre Russes et Occidentaux.
Parallèlement, l'OTAN a annoncé observer des mouvements de troupes russes qui « pourraient suggérer » un retrait partiel des troupes russes massés le long de la frontière avec l'Ukraine estimées à 40 000 hommes, selon l'Alliance. « J'espère qu'il s'agit du début d'un retrait complet et réel », a déclaré le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, après plusieurs annonces de Moscou d'un retrait. Le ministère russe de la Défense a indiqué hier avoir expédié la veille vers leurs lieux de garnison quatre convois ferroviaires de blindés et d'armements, et 15 avions transportant des soldats, dans le cadre du retrait de ses forces de la zone frontalière avec l'Ukraine. « La Russie envoie des signaux pour exprimer dans une certaine mesure sa bonne volonté pour accepter l'élection et œuvrer à la désescalade », a estimé hier Wolfgang Ischinger, représentant de l'OSCE aux « tables rondes » organisées en Ukraine pour calmer les tensions. Toutefois, le ministère russe des Affaires étrangères a maintenu hier avoir des doutes sur la légitimité de l'organisation du scrutin dimanche alors que le président Viktor Ianoukovitch n'a pas été écarté de manière « légitime ».
(Source : AFP)


C'est bon les jeunes font du bon boulot sur place , on aura pas besoin de leur envoyer le hezb résistant ! par contre surveillez bien , les chechenes et autres salafo wahabites vont débarquer bientôt , on pourra pas dire à cause de l'aimant hezbollah résistant .
11 h 47, le 23 mai 2014